Julian Assange reclus depuis 3 ans à l'ambassade de l’Équateur à Londres

Grande-BretagneRéclamé par la justice suédoise, le fondateur de WikiLeaks a demandé l'asile à Quito. Il craint d'être extradé vers les Etats-Unis.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à l'ambassade de l'Equateur à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à l'ambassade de l'Equateur à Londres. Image: AFP

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Voilà maintenant trois ans que Julian Assange est bloqué dans l’ambassade de l’Equateur à Londres. Une vingtaine de personnes se sont réunies vendredi devant la représentation diplomatique pour apporter leur soutien au fondateur de WikiLeaks.

Réclamé par la Suède pour des plaintes d’agressions sexuelles déposées à son encontre, l’Australien s’était réfugié dans la représentation diplomatique le 19 juin 2012 et avait demandé asile à Quito. Il craint en effet d’être extradé par Stockholm vers les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage et de trahison pour avoir publié en 2010 500'000 documents classés secret défense sur l’Irak et l’Afghanistan. L’homme de 43 ans vit, depuis, reclus dans cette ambassade, surveillée jour et nuit par la police britannique.

En mars, la justice suédoise a décidé de changer de stratégie afin de faire avancer le dossier. «La procureure générale Marianne Ny a déposé une demande d’aide légale aux autorités britanniques et une requête à l’Équateur pour obtenir la permission d’entendre Julian Assange à l’ambassade d’Équateur», a expliqué Stockholm. Une demande actuellement étudiée par Quito.

De nombreux cas dans le passé

Au cours de 50 dernières années, un certain nombre de personnalités se sont retrouvées, comme Julian Assange, bloquées dans des ambassades où elles avaient demandé l’asile, parfois pendant de très longues années. Le cardinal hongrois József Mindszenty a ainsi passé quinze ans reclus dans l’ambassade des Etats-Unis à Budapest entre 1956 et 1971. Un accord lui a finalement permis de partir en exil.

L’ancien président argentin Héctor Cámpora a lui passé quatre ans dans l’ambassade du Mexique à Buenos Aires, où il s’est réfugié peu après le coup d’Etat militaire de 1976. Gravement malade, il a finalement été autorisé à se rendre à Mexico en 1980 et y est décédé quelques mois plus tard.

En Afghanistan, le président Mohammed Nadjibullah a, lui, trouvé refuge dans les locaux des Nations Unies à Kaboul après avoir été destitué en 1992 par les moudjahidines. Quatre ans plus tard, lors de la prise de la capitale afghane par les Talibans, les combattants fondamentalistes l’ont sorti de force et l’ont pendu à un réverbère.

Le général panaméen Manuel Noriega a, lu, i choisi de se réfugier dans la représentation du Vatican en décembre 1989 quand des troupes des Etats-Unis ont envahi son pays pour le déposer. Ces dernières ont alors décidé de faire craquer l’homme en diffusant du rock à plein volume jour et nuit. Il s’est rendu le 3 janvier 1990.

Créé: 19.06.2015, 21h32

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