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«Le miracle chilien cachait un monde d’inégalités»

Depuis vendredi, des émeutes ont éclaté dans les grandes villes. L’armée est dans la rue. Une première depuis la dictature!

La colère populaire continuait lundi de s’exprimer à Santiago et dans d’autres villes du pays.
La colère populaire continuait lundi de s’exprimer à Santiago et dans d’autres villes du pays.
AFP

Ici une carcasse de bus carbonisée. Là un commerce pillé et incendié. À deux pas, des feux de circulation gisant au sol, en travers de la rue. La station de métro la plus proche, elle aussi, a été saccagée. Les émeutes, depuis vendredi, ont laissé des scènes de désolation un peu partout dans le centre-ville de Santiago du Chili et des autres grandes cités du pays. La mort est également passée par là: au moins onze personnes ont péri, dont cinq dans l’incendie d’une usine de vêtements, deux dans les flammes qui ont dévoré un supermarché. Évoquant un état de «guerre», le président, Sebastián Piñera, a décrété un couvre-feu et déployé l’armée à Santiago ou Valparaíso – première absolue depuis la dictature militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990).

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