Obama appelle à rejeter la «peur» et à voter pour Hillary

Etats-UnisLe président des Etats-Unis a fait mercredi un plaidoyer chargé d’émotion en faveur d’Hillary Clinton et a attaqué Donald Trump avec force.

Barack Obama a demandé mercredi à ses concitoyens de donner une chance à Hillary Clinton en dressant le portrait d’une Amérique radicalement différente de celle de Donald Trump.

Barack Obama a demandé mercredi à ses concitoyens de donner une chance à Hillary Clinton en dressant le portrait d’une Amérique radicalement différente de celle de Donald Trump. Image: Reuters

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Barack Obama a demandé mercredi à ses concitoyens de donner une chance à Hillary Clinton en dressant le portrait d’une Amérique radicalement différente de celle de Donald Trump. Le président des Etats-Unis a dit être prêt à «passer le témoin» à celle qui fut sa rivale puis sa Secrétaire d’Etat. Et il a demandé aux électeurs de se joindre à lui en rejetant «le cynisme, et la peur» pour élire Hillary Clinton, un femme qu’il a décrite comme «forte», «intelligente» et «disciplinée».

Comme il l’avait le 27 juillet 2004 à Boston dans un discours qui avait électrifié la foule de la convention démocrate et l’avait révélé au grand public, le président des Etats-Unis à invoqué les valeurs de sa famille à Philadelphie. «Mes grands-parents m’ont expliqué qu’ils n’aimaient pas les vantards», a déclaré le président américain aux quelque 20'000 personnes massées dans un Wells Fargo Center plein à craquer. «Ils n’admiraient pas les brutes. Il ne respectaient pas la méchanceté, ou les gens qui essayaient toujours de prendre des raccourcis dans la vie. Au lieu de cela, ils appréciaient l’honnêteté et le travail, la gentillesse et la politesse».

La cible du discours de Barack Obama était bien différente de celle de Boston. En 2004, celui qui était alors un jeune Sénateur de l’Illinois avait pour mission de faire élire John Kerry à la présidence des Etats-Unis. Douze ans plus tard, Barack Obama est en campagne pour soutenir Hillary Clinton et défendre son bilan à la Maison-Blanche face aux attaques virulentes de Donald Trump. Quelques heures avant le discours de Barack Obama, Donald Trump l’avait d’ailleurs accusé d’avoir été le «président le plus ignorant» de l’histoire des Etats-Unis.

Entrelacée de passages invoquant l’optimisme et l’espoir, la riposte de Barack Obama a été forte sans paraître agressive. Donald Trump «n’est pas pas vraiment un homme qui a des plans. Ni vraiment un homme [qui se soucie] des faits», selon le président américain qui a enchaîné: «Il dit être un homme d’affaires, ce qui est vrai. Mais je dois dire que je connais beaucoup d’hommes et de femmes d’affaires qui ont eu du succès sans laisser derrière de nombreuses plaintes, des travailleurs non payés et de des gens qui ont l’impression d’avoir été volés.»

Barack Obama ne s’est pas arrêté là. Il a critiqué le ton de la convention républicaine la semaine dernière à Cleveland et la pluie d’attaques qui s’est abattue sur Hillary Clinton et sur sa propre présidence. «Ce que nous avons entendu à Cleveland la semaine dernière, n’était pas vraiment républicain et ce n’était pas conservateur», a-t- il martelé. «Nous avons entendu une vision profondément pessimiste d’un pays dans lequel nous nous affrontons et nous tournons le dos au reste du monde. Il n’y avait pas de solutions sérieuses aux problèmes pressants, mais ils ont seulement attisé le ressentiment, la critique, la colère et la haine». Barack Obama a aussi assuré que «tous ceux qui menacent» les valeurs américaines «qu’ils soient fascistes ou communistes ou djihadistes ou démagogues, échoueront au final».

Hillary Clinton a fait une apparition surprise sur la scène du Wells Fargo Center à l’issue du discours Barack Obama. Un peu plus tôt dans la 3ème soirée de la convention démocrate, l’ancienne Secrétaire d’Etat a aussi pu compter sur le soutien efficace de Joe Biden. Dans un style différent de celui de Barack Obama, le vice-président a accusé Donald Trump de n’avoir «aucune idée» de la réalité des classes moyennes américaines. «Il essaie de nous dire qu’il se préoccupe des classes moyennes, épargnez-moi!», a lancé le vice-président. «C’est du n’importe quoi».

Mike Bloomberg s’est lui lancé dans une guerre à distance entre milliardaires en attaquant Donald Trump. L’ancien maire républicain de New York, aujourd’hui indépendant, a fait un triomphe à Philadelphie lorsqu’il a affirmé aux militants démocrates: «Je suis un New-Yorkais et les New-Yorkais savent reconnaître un magouilleur quand ils en voient un. (…) Ce qu’il y a de plus riche chez Donald Trump, c’est son hypocrisie.»

Cette mobilisation de stars a éclipsé l’investiture de Tim Kaine, le candidat du parti démocrate à la vice-présidence. Le méconnu Sénateur de Virginie a néanmoins réussi à marquer les esprits des militants en se lançant dans une drôle d’imitation du ton qu’emploie Donald Trump lorsque celui-ci demande aux électeurs de le croire. «Le croyez-vous?», a alors demandé le colistier d’Hillary Clinton. «La carrière de Donald Trump vous inciterait à ne pas le faire».

Créé: 28.07.2016, 09h06

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