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Guerre de GazaAmnesty accuse à nouveau Israël de crime de guerre

Un troisième rapport accusant Israël de «crimes de guerres» lors du conflit de l'été 2014 dans la bande de Gaza est publié par Amnesty International.

Des palestiniens marchent dans les ruines à Beit Hanoun, une ville de la bande de Gaza qui a été bombardée par Israël durant l'été 2014. (Le 12 mai 2015)
Des palestiniens marchent dans les ruines à Beit Hanoun, une ville de la bande de Gaza qui a été bombardée par Israël durant l'été 2014. (Le 12 mai 2015)
ARCHIVES, Reuters

L'ONG reproche cette fois à l'Etat hébreu d'avoir tué «au moins 135 civils» en représailles à la capture d'un de ses soldats. «De nouvelles preuves montrent que les forces israéliennes ont perpétré des crimes de guerre en représailles à la capture d'un soldat. (...) Le caractère systématique et apparemment délibéré des attaques aériennes et terrestres sur Rafah qui ont tué au moins 135 civils pourraient également constituer un crime contre l'humanité», souligne l'ONG dans un rapport publié avec une équipe de recherche londonienne.

En négociations avec le Hamas

Israël «a mené une série d'attaques disproportionnées et sans discrimination» sur la région de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et «n'a pas mené d'enquête indépendante sur ces agissements», poursuit l'ONG. Le rapport se fonde sur des centaines de documents et «les témoignages de personnes ayant assisté aux événements».

Ce jour-là, le lieutenant Hadar Goldin disparaissait. Le lendemain, Israël le déclarait officiellement décédé. Aujourd'hui, il serait en négociations avec le Hamas, au pouvoir à Gaza, pour le retour de son corps en échange de la libération de prisonniers palestiniens.

Rapport dénoncé par l'Etat hébreu

Amnesty affirme qu'Israël a lancé une mesure controversée qui consisterait à mener des raids pouvant mettre en danger la vie du soldat pour empêcher sa capture vivant. Une procédure que l'armée ne reconnaît pas employer, mais que médias et observateurs lui attribuent régulièrement. Selon Amnesty, la mise en oeuvre de cette directive a provoqué le lancement d'attaques illégales contre des civils».

Le rapport cite des témoins évoquant «des scènes de panique et de chaos sous un déluge de feu des avions F-16, des drones, des hélicoptères et de l'artillerie, tuant des civils à pied ou à bord de véhicules évacuant des blessés». Les autorités israéliennes ont dénoncé «un faux récit des événements», accusant Amnesty «d'obsession».

Attaques intensives

«On dirait qu'Amnesty a oublié qu'un conflit était en cours (...) et que des organisations terroristes palestiniennes menaient des attaques intensives contre l'armée israélienne depuis des zones civiles», souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Il renvoie au rapport des autorités israéliennes concluant à la «légalité» de la guerre, la troisième sur Gaza en six ans.

Lors de plusieurs précédents rapports, Amnesty avait accusé Israël et les groupes armés palestiniens d'avoir commis des «crimes de guerre» durant les 50 jours de ce conflit qui a fait plus de 2250 tués côté palestinien, en grande majorité des civils, et 73 côté israélien, quasiment tous des soldats.

ats

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