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Angela Merkel reçoit Viktor Orban à Berlin

Le chef du gouvernement hongrois et la chancelière allemande parlent à la presse à 13 heures. Orban incarne la fermeté en matière d'asile. Merkel l'ouverture.

Angela Merkel et Viktor Orban ont incarné des pôles opposés en matière de politique d'asile en Europe.
Angela Merkel et Viktor Orban ont incarné des pôles opposés en matière de politique d'asile en Europe.
archives, Keystone

Viktor Orban se rend jeudi à Berlin pour une visite au goût de victoire. Les partisans de la fermeté sur les migrants triomphent en Europe et la chancelière allemande est contrainte de s'y rallier.

Angela Merkel et le chef du gouvernement hongrois ont incarné des années durant des pôles opposés en matière de politique d'asile en Europe: volonté d'accueil généreux pour les demandeurs d'asile fuyant la guerre en Syrie en 2015 d'un côté et refus catégorique de l'immigration de l'autre au nom de la défense des valeurs chrétiennes de l'Europe.

Les voilà désormais contraints de collaborer. Les deux dirigeants s'exprimeront devant la presse vers 13heures pour leur première rencontre en presque trois ans.

Renforcement des contrôles

Les temps ont bien changé. Il y a peu encore Viktor Orban dénonçait «l'impérialisme moral» de la chancelière allemande, avant d'être l'un des artisans de la fermeture de la «route des Balkans», alors empruntée par la plupart des migrants pour gagner depuis la Grèce les pays d'Europe de l'ouest.

Viktor Orban est parvenu petit à petit à imposer son agenda au reste de l'Union européenne sur les questions migratoires, aidé par l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite dans plusieurs pays, comme en Autriche ou en Italie, et par ses percées dans d'autres comme l'Allemagne.

Le sommet européen consacré la semaine dernière aux migrations a constitué une forme de consécration pour M. Orban, qui a parlé d'«immense succès» pour ses thèses. L'Europe a mis l'accent sur le renforcement des contrôles aux frontières et les outils pour conserver les migrants à distance tels que les plateformes de débarquement en Afrique du Nord.

Dans le même temps, Mme Merkel a dû définitivement enterrer son projet de quotas de répartition des demandeurs d'asile dans l'UE, face notamment à l'opposition des pays d'Europe centrale et de l'Est.

Fin de la politique d'accueil généreuse Le chef du gouvernement hongrois arrive par ailleurs à Berlin alors qu'Angela Merkel a dû définitivement clore sa politique d'accueil généreuse initiée en 2015, sous la pression de l'aile droite de sa coalition gouvernementale. La chancelière a accepté que les migrants déjà enregistrés dans d'autres pays de l'UE soient désormais placés dans des centres de transit à la frontière allemande, puis expulsés vers l'Etat d'entrée dans l'UE. Elle a besoin pour cela de passer des accords bilatéraux avec les pays concernés, parmi lesquels la Hongrie. Mme Merkel a dû se faisant céder à son ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, président du très conservateur parti bavarois CSU, qui menaçait à défaut de claquer la porte de la coalition gouvernementale allemande. Horst Seehofer cultive du reste depuis des années sa proximité avec Viktor Orban, avec lequel il s'est plusieurs fois affiché en Bavière.

(ats)

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