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Crise diplomatiqueAnkara dépose une plainte officielle

La Turquie considère que l'intervention policière contre des partisans turcs à Rotterdam était disproportionnée.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a appelé à une «désescalade de la situation». (Dimanche 12 mars 2017)
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a appelé à une «désescalade de la situation». (Dimanche 12 mars 2017)
AFP
Des manifestants ont décroché le drapeau néerlandais sur l'ambassade des Pays-Bas à Istanbul pour le remplacer par l'étendard turc. (Samedi 11 mars 2017)
Des manifestants ont décroché le drapeau néerlandais sur l'ambassade des Pays-Bas à Istanbul pour le remplacer par l'étendard turc. (Samedi 11 mars 2017)
AFP
Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)
Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)
AFP
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La Turquie a convoqué lundi le chargé d'affaires de l'ambassade des Pays-Bas à Ankara pour lui remettre une plainte relative au comportement de la police néerlandaise en fin de semaine à Rotterdam. Amsterdam a appelé ses ressortissants en Turquie à la prudence.

Dans une note diplomatique, le ministère turc des affaires étrangères considère que l'intervention policière contre des manifestants qui s'étaient rassemblés samedi soir devant le consulat de Turquie à Rotterdam était disproportionnée. Il réclame des sanctions.

La police néerlandaise a utilisé des chiens et un canon à eau pour disperser dans la nuit de samedi à dimanche les centaines de partisans de la Turquie regroupés devant le bâtiment.

Ils dénonçaient l'interdiction faite à la ministre turque de la Famille, Fatma Betul Sayan Kaya, d'entrer au consulat. La ministre, qui voulait faire campagne pour le «oui» au référendum constitutionnel du 16 avril, a par la suite été déclarée indésirable sur le sol néerlandais et reconduite à la frontière avec l'Allemagne.

Quelques heures plus tôt, c'est l'avion du chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, qui avait été interdit d'atterrissage à Rotterdam.

«République bananière»

«La communauté turque et nos ressortissants ont été soumis à un mauvais traitement, avec des méthodes inhumaines et humiliantes exercées dans une intervention disproportionnée contre des gens exerçant leur droit à se rassembler pacifiquement», selon la note attribuée à des sources au ministère.

Ankara estime aussi que les Pays-Bas se sont rendus coupables d'une violation de la convention de Vienne en refoulant ses deux ministres. Ces incidents ont provoqué une violente crise diplomatique entre les deux Etats, Ankara dénonçant une «république bananière» aux relents de nazisme.

C'est la troisième convocation du chargé d'affaires néerlandais depuis samedi. L'ambassadeur néerlandais se trouve actuellement à l'étranger et le ministère turc des Affaires étrangères a indiqué qu'il ne souhaitait pas son retour avant «un certain temps».

Ressortissants prévenus

Aux Pays-Bas, cette affaire intervient avant les élections législatives prévues mercredi, où le parti du député anti-islam Geert Wilders talonne le parti de Mark Rutte dans les derniers sondages.

Le pays a par ailleurs appelé ses ressortissants en Turquie à la prudence dans un nouvel avis aux voyageurs. «Restez vigilants et évitez les rassemblements et les endroits très fréquentés», recommande le ministère des affaires étrangères sur son site internet.

ats

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