Passer au contenu principal

L'arme a été importée en Suisse il y a 25 ans

Le Ministère public de la Confédération a annoncé mercredi que l'arme utilisée par Anis Amri avait bien transité par notre pays.

Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)
Un an après l'attentat de Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque d'empathie et des négligences de la part des autorités, rencontre les proches des victimes. (Lundi 18 décembre 2017)
AFP
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)
La ville de Berlin accuse la police locale d'avoir falsifié un document qui aurait théoriquement pu conduire à l'arrestation d'Anis Amri avant qu'il ne commette l'attentat. (Mercredi 17 mai 2017)
AFP
Avant que le camion ne fonce dans la foule, un photographe prenait des images du paisible marché de Noël où les Berlinois et les touristes prenaient plaisir à se restaurer et à faire leurs emplettes, ce lundi 19 décembre 2016.
Avant que le camion ne fonce dans la foule, un photographe prenait des images du paisible marché de Noël où les Berlinois et les touristes prenaient plaisir à se restaurer et à faire leurs emplettes, ce lundi 19 décembre 2016.
1 / 82

L'arme de l'auteur présumé de l'attentat de Berlin au camion-bélier le 19 décembre mène en Suisse. Elle y a été importée légalement au début des années 1990, selon le Ministère public de la Confédération et fedpol. C'est la seule trace de l'arme trouvée en Suisse.

Dans le cadre de l'enquête suite à l'attentat survenu sur un marché de Noël berlinois le 19 décembre, l'Office fédéral de la police (fedpol) a pu établir que l'arme de l'auteur présumé Anis Amri a été importée légalement en Suisse au début des années 1990, indiquent mercredi le Ministère public de la Confédération (MPC) et fedpol dans un communiqué commun.

Anis Amri avait foncé sur la foule avec un camion-bélier, faisant douze morts et 56 blessés. L'attaque a été revendiquée par l'organisation Etat islamique. Le terroriste présumé a été abattu par la police le 23 décembre près de Milan.

Avant d'être tué, le Tunisien avait blessé un policier italien par balles. L'arme qu'il a utilisée est aussi celle ayant servi à tuer le chauffeur polonais du camion volé qui a foncé sur la foule dans la capitale allemande.

Seule trace

Il s'agit de la seule trace de l'arme retrouvée en Suisse, affirment le MPC et fedpol. L'arme n'apparaît pas dans les registres cantonaux. A l'époque, il n'y avait pas encore de législation fédérale. Fedpol ne connaît pas le chemin qu'a parcouru l'arme depuis cette période à nos jours.

Ces informations ont été transmises à la police judiciaire allemande. Celle-ci avait demandé à la police fédérale de procéder à des vérifications concernant l'arme utilisée par l'auteur présumé.

Pas de contacts en Suisse

La procédure pénale, ouverte contre inconnu par le MPC début janvier sur la base d'informations provenant de l'étranger, se poursuit. Elle doit déterminer si l'auteur présumé de l'attaque Anis Amri avait des contacts en Suisse. Pour l'instant, l'enquête n'a pas pu établir de liens concrets avec des personnes ou des institutions, déclarent le MPC et fedpol.

L'enquête est coordonnée avec les autorités étrangères. Peu après l'attentat, fedpol avait déjà procédé à des investigations pour déterminer si Anis Amri avait séjourné en Suisse.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.