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L’Australie est accusée de maltraiter les migrants

L’ONG a interrogé des réfugiés envoyés sur l’île de Nauru et fait état de «torture mentale».

Anna Neistat, directrice de recherche au sein d’Amnesty estime que les entretiens réalisés «brossent un tableau de personnes en proie au désespoir».
Anna Neistat, directrice de recherche au sein d’Amnesty estime que les entretiens réalisés «brossent un tableau de personnes en proie au désespoir».
David Gray, Reuters

«Nous avons quitté la Syrie, mais Nauru est pire.» Ali Kharsa, 19 ans, détenu depuis trois ans sur l’île de Nauru, fait partie des quelque cent témoins qui ont documenté les accusations d’Amnesty International contre l’Australie. L’ONG dénonce, dans un rapport intitulé «L’île du désespoir», la politique de déportation des migrants et réfugiés menée par le gouvernement depuis 2001 sur cette île de 21 km2 perdue dans le Pacifique. Elle s’est intensifiée depuis 2012 et la signature d’un mémorandum entre Canberra et les autorités de Nauru.

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