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ChineL'avocat de Ai Weiwei écope de 12 ans de prison

Xia Lin avait été arrêté en 2014 pour fraude. Il a été condamné à douze ans de prison. Il avait défendu Ai Weiwei et un avocat qui travaillait sur le massacre de Tiananmen.

Un policier tente d'éloigné de la presse Dong Xikui, l'avocat Xia Lin
Un policier tente d'éloigné de la presse Dong Xikui, l'avocat Xia Lin
Reuters

L'avocat de l'artiste contestataire Ai Weiwei a été condamné à douze ans de prison pour fraude, a annoncé jeudi son avocat. Accusé d'avoir obtenu frauduleusement 100 millions de yuans (14,6 millions de francs) pour payer une dette de jeu, Xia Lin avait été arrêté en 2014.

«Nous avons plaidé non coupable mais le tribunal ne nous a que partiellement suivis et a réduit le montant de la fraude de 100 à 48 millions» de yuans, a déclaré à l'AFP son avocat, Dong Xikui.

Verdict «choquant»

Outre Ai Weiwei, l'artiste d'avant-garde détenu pendant près de trois mois en Chine en 2011, Xia Lin a défendu Pu Zhiqiang, un autre avocat condamné l'an dernier à trois ans de prison avec sursis après avoir été arrêté à la suite d'une réunion privée consacrée au massacre de Tiananmen.

La condamnation de Xia Lin semble inhabituellement sévère, observe Maya Wang, de l'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). «Elle adresse un sérieux avertissement à la communauté des avocats qui défendent les droits de l'homme et qui subissent une dure répression depuis un an de la part du gouvernement du président Xi» Jinping.

«Ce verdict est choquant, non seulement en raison de la longueur de la peine, mais aussi parce qu'il vise un avocat qui a tenté de se protéger en faisant systématiquement profil bas et en se cantonnant aux aspects techniques de son travail», ajoute Mme Wang.

Une opinion marginale pour Pékin

Les ONG qui critiquent le jugement ne constituent qu'un «petit groupe de personnes», dont l'opinion «ne représente pas la communauté internationale», a de son côté rétorqué Lu Kang, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La justice chinoise «traite ce type d'affaires conformément à la loi», a-t-il ajouté à l'occasion d'un point de presse régulier.

Depuis l'arrivée de Xi Jinping à la tête du pays fin 2012, experts et associations dénoncent un durcissement croissant de la répression contre les voix critiques à l'égard du régime communiste, qui ne tolère aucune dissidence organisée.

En juillet 2015, plus de 200 personnes ont ainsi été interpellées lors d'un coup de filet dans les cabinets d'avocats et auprès des défenseurs des droits de l'homme.

ats

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