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En Chine, le masque chirurgical court-circuite la reconnaissance faciale

Le port du masque sanitaire, obligatoire dans certaines provinces du pays, perturbe l’intelligence artificielle.

EPA / Wallace Woon

Effet secondaire. Face au port du masque chirurgical rendu obligatoire dans plusieurs villes et régions, la reconnaissance faciale, technologie répandue à outrance en Chine, connaît quelques ratés. Avec le visage aux deux tiers couvert, impossible de déverrouiller un smartphone équipé de Face ID (système de reconnaissance faciale développé par Apple), de valider un achat, de payer un ticket de bus, de retirer de l’argent, de se rendre sur son lieu de travail ou de rentrer chez soi sans enlever ce morceau de papier tissé censé limiter la propagation du nouveau coronavirus. «Je suis habitué à payer avec Face ID. Et si je ne me souviens pas du mot de passe?» «Rendez-nous le déblocage par empreinte digitale!» «Les portes équipées du système de reconnaissance faciale ne se sont pas ouvertes et je n'ai pas pu entrer chez moi…» Sur Weibo, le réseau social chinois, les témoignages d’internautes excédés abondent, rapporte Abacus, le site d'information technologique chinois basé à Hongkong.

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