Les hommages aux victimes, si jeunes, pleuvent de partout

Attentats de ParisDans la rue, sur Facebook, les pensées aux victimes dont les identités se dévoilent au fil des heures, se multiplient.

Le mausolée improvisé place de la République.

Le mausolée improvisé place de la République. Image: AFP

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Bougies, bouquets de fleurs, mots de compassion, durant tout le week-end les Parisiens ont défilé sur les lieux des attentats pour rendre hommage aux victimes. «Il faut sortir, il ne faut pas rester chez soi. Il faut aller regarder, toucher du doigt ce qui s’est passé», témoigne Hervé, 38 ans, devant le Bataclan. «Vous ne tuerez pas notre liberté», «Force à la France, nous n’avons pas peur», disent les mots, laissés sur le sol.

Les messages personnalisés et très émouvants aux morts se multipliaient également sur les réseaux sociaux. «J’ai perdu un de mes amis les plus chers. Ce con aimait le rock’n’roll. Je t’aime enfoiré», écrit sur Twitter l’ami d’un homme de 38 ans, tué lors du concert du groupe Eagles of Death Metal au Bataclan. «Même si le cœur n’y était pas… mon but est pour toi», a twitté Georges-Kevin Nkoudou, le footballeur de l’Olympique Marseille, à une amie tuée après un but inscrit en équipe de France Espoirs. Les photos de nombre de personnes mortes dans les rues animées du quartier de la Bastille ou au Bataclan sont apparues sur Facebook. Parmi elles, beaucoup de jeunes gens, des trentenaires ou moins. Ils étaient simplement sortis pour se divertir un vendredi soir ordinaire; l’émotion est immense de les savoir partis à jamais.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’inquiétude partagée aussi, les uns cherchant encore désespérément des nouvelles d’un parent ou d’un ami des heures après les effroyables attentats. Fait qui semble incroyable, dimanche après-midi, des Parisiens cherchaient encore à savoir si l’un ou l’autre de leurs proches figurait parmi les morts ou les vivants. Manuel Valls a même été interpellé directement sur cette question, selon un fait rapporté par l’Agence France-Presse: «Monsieur le ministre! Depuis deux jours, je ne peux même pas avoir de nouvelles de ma fille, qui était au Bataclan. Il n’y a personne qui soit capable de me donner des nouvelles de ma fille!» s’est plaint un homme d’une soixantaine d’années au premier ministre, alors que ce dernier inspectait les forces de l’ordre à la gare du Nord. A ce moment-là, entre vingt et trente corps restaient encore à identifier.

Dimanche soir, la France pleurait 129 victimes tombées sous les balles des terroristes, un chiffre que l’on redoutait malheureusement provisoire. Sur les 350 blessés recensés samedi soir, 99 avaient été déclarés en situation d’extrême urgence lors de leur acheminement à l’hôpital. Pour ceux qui ont perdu des proches, un centre psychologique a été ouvert à l’Ecole militaire, place Joffre, qui avait reçu la visite de plus de 300 personnes dimanche. A la cellule interministérielle d’aide aux victimes du Ministère des affaires étrangères convergeaient également les appels des familles. Parfois de loin. Parmi les morts, on recense une vingtaine d’étrangers d’une dizaine de nationalités, vivant à Paris ou qui étaient de passage dans la Ville des Lumières.

Créé: 16.11.2015, 06h25

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