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Rohani nomme trois femmes dans son cabinet

Le président iranien, critiqué pour ne pas voir choisi de femmes à des postes ministériels, en a désigné trois pour son cabinet élargi.

Hassan Rohani a été critiqué par les réformateurs pour ne pas avoir nommé de femmes à des postes ministériels et ne pas avoir rajeuni son cabinet.
Hassan Rohani a été critiqué par les réformateurs pour ne pas avoir nommé de femmes à des postes ministériels et ne pas avoir rajeuni son cabinet.
AFP

Massoumeh Ebtekar a été nommée vice-présidente chargée des femmes et de la famille, Laya Joneydi vice-présidente chargée des «questions juridiques» et Shahindokht Mollaverdi assistante spéciale chargée des «droits citoyens». Le cabinet élargi comprend donc une femme de moins que le cabinet sortant, qui comptait trois vice-présidentes et une assistante spéciale.

Un ministre et neuf vice-présidents doivent encore être désignés, mais il ne s'agira a priori pas de femmes. Contrairement aux ministres, les vice-présidents n'ont pas besoin d'obtenir la confiance du Parlement, qui doit se prononcer à partir de mardi sur chaque ministre pressenti.

Vives critiques

Le président Rohani a été vivement critiqué, notamment par les réformateurs, pour ne pas avoir nommé de femmes à des postes ministériels et ne pas avoir rajeuni son cabinet. La moyenne d'âge des ministres est de 58 ans contre 57 dans le précédent gouvernement, malgré la présence du ministre des Télécommunication, Mohammad Javad Azari Jahromi, 36 ans.

«Félicitations pour la nomination massive de sunnites (qui forment moins de 10% de la population, ndlr), de femmes et de jeunes dans le gouvernement», a ainsi ironisé dans un tweet le réalisateur Hossein Dehbashi. Il avait pris une part active dans la première campagne présidentielle de M. Rohani en 2013, mais a multiplié les critiques ces dernières années contre lui.

Délégation de femmes

«Nous nous attendions à la nomination d'une femme au moins», avait déclaré mardi Mohammad Reza Aref, chef de file des députés réformateurs au Parlement. Il a souligné, selon les médias iraniens, que la délégation de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, venue à Téhéran samedi pour assister à la cérémonie d'investiture du président Rohani, ne comprenait pratiquement que «des femmes, ce qui était lourd de signification».

Des députés réformateurs ont affirmé que plusieurs ministres pressentis pourraient ne pas obtenir la confiance du Parlement. «La meilleure manière d'aider Rohani est de ne pas voter la confiance aux ministres qui ne partagent pas les positions du président», a déclaré Mohammad Ali Abtahi, qui a été chef de cabinet de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami (1997-2005).

(ats)

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