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PlaisanterieAssad: «Le prix Nobel aurait dû me revenir»

Après l'annonce du prix attribué à l'OIAC, plusieurs militants anti-Assad avaient déjà estimé que ce choix récompensait aussi le président syrien.

Bachar al-Assad a plusieurs fois plaidé en faveur d'un Proche-Orient débarrassé de toutes formes d'armes de destruction massive.
Bachar al-Assad a plusieurs fois plaidé en faveur d'un Proche-Orient débarrassé de toutes formes d'armes de destruction massive.
Keystone

Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré en plaisantant qu'il aurait dû recevoir le prix Nobel de la paix attribué vendredi à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), rapporte lundi le quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar.

Le prestigieux prix que l'OIAC a obtenu pour sa mission de démantèlement de l'arsenal chimique syrien «aurait dû me revenir», a déclaré Bachar Assad, selon le quotidien. Le journal, qui ne précise pas quand ni dans quel contexte cette déclaration a été recueillie, rappelle que Bachar al-Assad a par le passé plusieurs fois plaidé en faveur d'un Proche-Orient débarrassé de toutes formes d'armes de destruction massive.

Révolte populaire

Après l'annonce du prix attribué à l'OIAC, plusieurs militants anti-Assad avaient déjà estimé que ce choix récompensait aussi le président Assad. «Bachar aurait dû emporter la moitié du prix en raison de sa merveilleuse coopération», a ironisé un internaute sur Facebook, en référence aux éloges internationaux sur la coopération du régime de Damas avec les experts chargés de superviser la destruction de son arsenal chimique.

Cette mission, désormais sous l'égide conjointe de l'OIAC et de l'ONU, résulte d'un accord de dernière minute qui a éloigné les menaces américaines de frappes punitives après une attaque chimique le 21 août près de Damas. Selon Washington, cette attaque a été menée par les forces du régime et a fait près de 1500 morts, dont des centaines d'enfants.

Bachar al-Assad tente d'écraser depuis mars 2011 une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression. En 31 mois, les violences ont fait plus de 115'000 morts selon une ONG syrienne et poussé des millions de personnes à quitter leur foyer.

AFP

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