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Assange attaque Quito sur ses conditions de vie

L'Australien réfugié depuis 6 ans dans l'ambassade d'Equateur à Londres, a lancé une action judiciaire contre l'Equateur pour protester contre ses conditions de vie.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
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Assange «accuse le gouvernement d'Equateur de violer ses droits fondamentaux et sa liberté», affirme le communiqué, précisant que l'action va être lancée par l'ex-juge Baltasar Garzon, qui dirige sa défense, et se trouve actuellement à Quito.

Le fondateur de Wikileaks, âgé de 47 ans, a trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade pour échapper à une extradition vers la Suède, où il était recherché pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il nie. La procédure a depuis été classée.

WikiLeaks souligne que cette action intervient «sept mois après que l'Equateur a menacé de retirer sa protection et a coupé ses accès avec le monde extérieur, y compris en refusant d'autoriser les journalistes et les organisations de défense des droits de l'Homme et en brouillant ses communications pour empêcher l'accès internet et les coups de fil». Quito a, depuis, partiellement rétabli ces communications.

Baltasar Garzon a affirmé jeudi qu'Assange vivait une «situation inhumaine», lors d'une conférence de presse à Ambato, en Equateur. «Ce n'est pas une situation commode, c'est une situation inhumaine parce que la solution tarde, alors qu'elle aurait déjà dû être gérée par les Etats impliqués qui sont l'Equateur, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne», a déclaré l'ancien magistrat espagnol.

Sans Internet

Quito avait annoncé en mars avoir coupé les systèmes de communication avec l'extérieur de l'Australien, estimant qu'il avait manqué à son «engagement écrit de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l'Equateur) avec d'autres Etats».

Cette décision était survenue après une série de tweets postés par Julian Assange dans lesquels il dénonçait notamment l'arrestation de l'ex-président catalan et leader indépendantiste Carles Puigdemont, ou les sanctions prises par Londres à l'encontre de la Russie dans l'affaire Skripal.

Si les poursuites en Suède contre Assange ont été abandonnées en mai 2017, la justice britannique a réitéré mi-février son refus de lever son mandat d'arrêt au motif qu'il n'avait pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

L'Australien redoute, s'il sort de l'ambassade, d'être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par Wikileaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

(AFP)

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