Passer au contenu principal

Assange: Hollande «est une escroquerie»

Le fondateur de Wikileaks, reclus depuis quatre ans à l'ambassade d'Équateur à Londres, n'a pas été tendre avec le président français.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
Keystone
1 / 64

L'Australien Julian Assange a accusé mardi François Hollande d'être «une escroquerie comme de nombreux politiciens». «On ne peut pas forcement lui en vouloir d'être un hypocrite, cela fait partie de son métier malheureusement», a-t-il ajouté, interrogé par visioconférence par iTélé.

La France a rejeté en juillet 2015 une demande d'asile du fondateur de Wikileaks. Julian Assange avait présenté sa requête de manière informelle, dans une longue lettre ouverte publiée le 3 juillet par le quotidien «Le Monde». «A cette époque, j'ai révélé comment les trois derniers présidents français faisaient l'objet d'écoutes de la part des Etats-Unis», a-t-il expliqué sur iTélé.

Trois présidents espionnés

Cet espionnage a visé, au moins de 2006 à 2012, François Hollande et ses deux prédécesseurs de droite, Nicolas Sarkozy (2007-2012) et Jacques Chirac (1995-2007), d'après des documents de Wikileaks publiés par le quotidien «Libération» et le site d'information Mediapart. «On aurait pu penser que le président allait aider les lanceurs d'alerte», estime-t-il. Mais «L'Élysée ne voulait pas heurter les Etats-Unis».

L'Australien critique également l'état d'urgence décrété en France après les attentats du 13 novembre à Paris et prolongé jusqu'à fin juillet. «Il y a des problèmes graves concernant l'état d'urgence en France. Il y a des violations de libertés fondamentales qui émanent de lois antiterroristes», estime le lanceur d'alerte. «La France a ainsi choisi la surveillance de masse, c'est une menace considérable qui pèse sur la démocratie», conclut-il.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.