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Assange a renoncé à l'asile offert par Quito

Toujours réfugié à Londres, le fondateur de Wikileaks a pourtant renoncé, en 2017, à l'asile que lui accordait l'Equateur.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
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Le fondateur du site internet WikiLeaks, Julian Assange, réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012, a renoncé à l'asile accordé par Quito, selon une lettre signée de sa main en décembre et dont l'AFP a eu connaissance.

Dans ce courrier, classé à «caractère réservé» et daté du 4 décembre 2017, Julian Assange renonce à l'asile accordé dans le cadre d'une stratégie du gouvernement, qui n'a pas abouti et qui visait à le nommer ensuite diplomate équatorien en Grande-Bretagne, puis en Russie. La lettre, signée par l'Australien âgé de 47 ans et l'avocat espagnol Baltasar Garzon, a été communiquée par le ministère des Affaires étrangères équatorien à une députée, Paola Vintimilla, qui enquête sur le processus de naturalisation de Julian Assange et en a fait part aux médias.

Le créateur de WikiLeaks a renoncé à l'asile quelques jours avant que Quito lui octroie la nationalité équatorienne le 12 décembre, puis tente de le nommer diplomate afin qu'il puisse continuer à vivre dans l'ambassade de Londres, voire aller en mission à Moscou. Julian Assange s'est réfugié dans la représentation diplomatique équatorienne il y a six ans pour, initialement, éviter d'être extradé en Suède où il était accusé de viol, procédure qui a été classée.

Aujourd'hui, il craint de sortir de l'ambassade et d'être arrêté, puis extradé vers les Etats-Unis pour avoir diffusé via WikiLeaks des milliers de documents confidentiels de la diplomatie américaine. La justice britannique a maintenu un mandat d'arrêt à son encontre pour non respect de sa liberté sous caution pendant la procédure suédoise.

Conseiller à l'ambassade d'Équateur à Moscou

Le ministère équatorien des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire sur le courrier d'Assange ou son actuel statut. Mme Vintimilla, députée du Parti social-chrétien Social Cristiano, a indiqué à l'AFP avoir reçu la semaine dernière les documents à caractère réservé concernant Julian Assange, dont sa lettre.

Dans un de ces documents, le ministère se réfère encore au fondateur de WikiLeaks comme bénéficiant de l'asile, statut non reconnu par la Grande-Bretagne qui n'est pas signataire de la Convention de Caracas de 1954 sur l'asile diplomatique.

Londres ayant refusé d'accorder un sauf-conduit à l'Australien pour quitter la délégation après avoir renoncé à l'asile, Quito a tenté de le faire bénéficier d'un statut diplomatique. Le 15 décembre dernier, il a ainsi été nommé conseiller de l'ambassade d'Equateur à Londres, et quatre jours après au même poste mais à Moscou. Le gouvernement britannique a refusé de reconnaître ces nominations et Quito les a annulées.

«Selon les documents, il y avait deux options: rejoindre l'Equateur en bateau, ou partir en Russie comme diplomate équatorien (...) aucune n'a pu aboutir, en raison du refus du Royaume-Uni», a ajouté Mme Vintimilla, qui a par ailleurs dénoncé des «irrégularités» dans l'octroi de la nationalité équatorienne à Julian Assange. «Nous avons les documents, une note ministérielle le nommant représentant diplomatique d'Equateur dans la capitale russe», a souligné la parlementaire.

Le président Lenin Moreno, qui a pris ses fonctions en mai 2017 et a qualifié le cas Assange de «pierre dans la chaussure» pour son pays, a déclaré en juillet qu'«il faut lui trouver une issue. Une issue qui respecte ses droits, en particulier son droit à la vie et qui donne en même temps à l'Equateur la possibilité de ne plus avoir ce qui sans aucun doute représente un problème pour notre pays».

(AFP)

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