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BelgiqueAttaque du Thalys: 4 personnes interpellées

L'enquête sur l'attentat déjoué en 2015 dans un train Amsterdam-Paris se poursuit. Des individus «ont été emmenés pour audition» par la justice belge.

L'attaque est survenue le 21 août 2015.
L'attaque est survenue le 21 août 2015.
Keystone

L'enquête sur l'attaque du Thalys Amsterdam-Paris en août 2015 s'est accélérée avec l'interpellation lundi en Belgique de quatre hommes soupçonnés d'avoir été mêlés aux préparatifs, dont Mohamed Bakkali, déjà inculpé dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

A l'issue de perquisitions menées lundi matin, «quatre personnes ont été emmenées pour audition», a annoncé le parquet fédéral belge. Le juge d'instruction devrait décider mardi au plus tard de leur maintien ou non en détention.

D'après les médias belges, au moins trois des quatre interpellés sont des connaissances, voire des proches, de protagonistes des attentats de Paris (130 morts le 13 novembre 2015) et Bruxelles (32 morts le 22 mars 2016).

Ainsi Mohamed Bakkali, un des logisticiens présumés des attentats de Paris, arrêté à Bruxelles le 26 novembre 2015, a été interpellé lundi dans sa cellule de la prison de Marche-en-Famenne, en Wallonie (sud), selon son avocat.

Une autre arrestation

Une autre arrestation a eu lieu dans la commune bruxelloise de Molenbeek, visant un homme soupçonné d'avoir logé le tireur du Thalys, Ayoub El Khazzani, et Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé de l'attaque avortée, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Il s'agit d'un Molenbeekois de 29 ans, condamné en 2009 pour un braquage à la kalachnikov en même temps que Khalid El Bakraoui, un des kamikazes des attentats de Bruxelles, selon la chaîne publique RTBF.

Le 21 août 2015, Ayoub El Khazzani, un Marocain monté dans le train à Bruxelles, avait ouvert le feu dans un Thalys peu après son entrée en France, armé d'une kalachnikov et de neuf chargeurs pleins.

Il avait blessé deux passagers avant d'être maîtrisé par des militaires américains en vacances, évitant un potentiel carnage trois mois avant l'équipée meurtrière des commandos du 13 novembre.

Longtemps silencieux, le tireur, incarcéré en France, a finalement avoué en décembre 2016 qu'il était monté dans ce train sur les ordres du djihadiste, Abdelhamid Abaaoud. Homme-clé des attentats du 13 novembre, ce dernier a été tué cinq jours plus tard dans un assaut policier à Saint-Denis, près de Paris.

«Connexions» avec le 13 novembre

Outre celles de Marche-en-Famenne et Molenbeek, deux autres interpellations ont eu lieu lundi à Andenne - là aussi dans une prison - et à Laeken, selon des sources concordantes.

A Laeken, c'est un ami de Mohamed Bakkali et Khalid El Bakraoui qui a été arrêté, soupçonné d'avoir acheté une quinzaine de chargeurs de kalachnikov à l'été 2015, d'après les médias belges.

Ces arrestations ont été effectuées par une équipe commune d'enquête franco-belge, sous l'autorité du juge d'instruction antiterroriste de Bruxelles chargé du volet belge des investigations.

Elles viennent étayer l'existence de connexions entre l'attaque du Thalys et la cellule djihadiste, franco-belge à l'origine des attentats de Paris et Bruxelles.

«Il y a des connexions via le personnage d'Abaaoud et (Redouane) Sebbar, mais pas suffisamment aujourd'hui pour affirmer que le projet de El Khazzani émane de cette même cellule», a toutefois indiqué une source proche du dossier.

Redouane Sebbar, actuellement détenu en Allemagne, est un Marocain de 25 ans soupçonné d'avoir eu connaissance des projets d'attentats d'Abaaoud.

Il est visé depuis la mi-juillet 2017 par un mandat d'arrêt émis par la justice française qui souhaite l'entendre dans l'affaire du Thalys.

Quant à Abaaoud, Belgo-Marocain originaire de Molenbeek, qui avait rejoint en 2013 les rangs du groupe Etat islamique en Syrie, il a pu ensuite franchir plusieurs frontières de l'UE sans être repéré et se trouvait à Bruxelles en août 2015.

Début 2015, il avait téléguidé depuis Athènes, où il séjournait, les préparatifs d'un attentat envisagé par des djihadistes belges établis à Verviers, non loin de Liège (sud). Un raid policier à Verviers le 15 janvier 2015 avait permis de déjouer leurs projets.

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