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RéactionsL'avion abattu suscite une consternation internationale

Le crash de l'avion malaisien transportant 298 personnes dans une zone ravagée par la guerre civile en Ukraine suscitait vendredi la consternation de la communauté internationale.

Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)
Un suspect ukrainien dans l'explosion du vol MH17 est retourné en Ukraine. Les Pays-Bas ont immédiatement demandé à la Russie l'extradition de cet homme soupçonné par les enquêteurs néerlandais d'avoir été impliqué dans le crash de l'avion. (2 décembre 2019)
archive/photo d'illustration, AFP
Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)
Les dirigeants des 28 ont joint leurs voix jeudi à la pression internationale sur la Russie en l'exhortant à «coopérer pleinement» à l'enquête sur le crash du MH17. (Jeudi 21 juin 2019)
AFP
Flifhtradar24, qui suit également les avions en temps réel, a posté sur Twitter la position du vol MH17 «juste avant sa disparition au dessus de l'Ukraine». (17 juillet 2014)
Flifhtradar24, qui suit également les avions en temps réel, a posté sur Twitter la position du vol MH17 «juste avant sa disparition au dessus de l'Ukraine». (17 juillet 2014)
Flifhtradar24
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La communauté internationale est encore sous le choc après qu'un avion de Malaysia Airlines a été abattu en Ukraine.

Le président américain Barack Obama a réclamé une enquête «rapide» et «sans entraves», lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays comptait 154 ressortissants à bord.

Washington est prêt à fournir «de l'aide immédiate en faveur d'une enquête internationale rapide, complète, crédible et sans entraves» en Ukraine, a assuré Barack Obama.

Pour cela, les Etats-Unis appellent «toutes les parties concernées --la Russie, les séparatistes pro-russes et l'Ukraine-- à un cessez-le-feu immédiat».

Abattu par un missile sol-air?

Des experts des services de renseignement américains estiment que le Boeing 777 de Malaysia Airlines, parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur, a été abattu par un missile sol-air dont l'origine reste cependant encore incertaine.

Les experts étudient leurs données pour savoir si l'engin a été tiré par les séparatistes prorusses, selon un responsable sous couvert de l'anonymat.

Plus tôt jeudi, Barack Obama avait appelé son homologue ukrainien Petro Porochenko, et les deux hommes avaient souligné que «toutes les preuves sur les lieux du crash» devaient rester en place jusqu'à ce que les enquêteurs internationaux «soient en mesure d'examiner tous les aspects de cette tragédie».

Les autorités de Kiev et les rebelles se sont immédiatement accusés d'être à l'origine d'un tir supposé avoir causé la catastrophe, sans qu'aucun élément matériel ne permette d'en attribuer solidement le responsabilité.

Le Canada pointe la responsabilité russe

Le Canada a pointé la responsabilité russe. «Nous ne savons pas encore qui est responsable de cette attaque, mais nous continuons de condamner les actes d'agression militaire perpétrés par la Russie ainsi que l'occupation illégale de l'Ukraine (...) à la source du conflit actuel dans la région», a déclaré le Premier ministre Stephen Harper dans un communiqué.

Plusieurs des passagers étaient en route vers l'Australie, via Kuala Lumpur, pour participer à la conférence internationale sur le sida, qui se tient tous les deux ans, ont indiqué vendredi les organisateurs. L'édition 2014 a lieu à Melbourne et démarre dimanche.

«Mes pensées et mes prières vont aux familles de ceux qui ont disparu tragiquement à bord du vol MH17. Beaucoup de passagers étaient en route pour la conférence AIDS2014 ici à Melbourne», a écrit sur son compte Twitter Michel Sidibe, directeur d'Onusida, le programme qui coordonne l'action des agence de l'Onu pour lutter contre la pandémie.

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Disparition d'une figure de la lutte contre le sida

Parmi eux, le chercheur néerlandais Joep Lange, figure internationale de la lutte contre le sida. Outre les 154 Néerlandais à bord, l'avion transportait 43 Malaisiens (dont 15 membres d'équipage), 27 Australiens, 12 Indonésiens, 9 Britanniques, 4 Allemands, 5 Belges, 3 Philippins, un Canadien, selon le dernier décompte fourni par Malaysia Airlines vendredi matin.

La nationalité des autres passagers est en cours de vérification.

Le président français François Hollande a affirmé jeudi soir que «plusieurs Français pourraient avoir été» dans l'avion. Sur le lieu du crash, où gisent éparpillés un grand nombre de corps, aucun signe d'éventuels survivants n'était visible jeudi soir.

Des morceaux du fuselage déchiqueté, dont la queue de l'appareil avec le logo de Malaysia Airlines, ainsi que des bagages, étaient disséminés sur une vaste zone autour du village de Grabove, dans la région de Donetsk (est de l'Ukraine).

Des messages affichés - et parfois rapidement enlevés - sur des sites internet rebelles et des conversations interceptées par les services de sécurité ukrainiens laissent penser que l'appareil a pu être abattu par erreur par les rebelles, qui l'auraient pris pour un avion militaire ukrainien.

Si jamais cette hypothèse, à traiter avec prudence, dans le contexte d'une virulente guerre de propagande et de désinformation, se confirmait, la position des séparatistes et de leur allié Vladimir Poutine se trouverait considérablement affaiblie face à la communauté internationale.

Mais, pour le président russe, c'est l'Ukraine qui «porte la responsabilité de cette terrible tragédie».

Les marchés financiers décrochent

Les marchés financiers européens et américains ont décroché jeudi après l'annonce du crash, intervenue pendant la nuit en Asie, les investisseurs craignant les conséquences d'une nette escalade des tensions dans cette région en crise et ses conséquences sur l'économie mondiale.

Vendredi, c'était au tour des Bourses asiatiques de reculer nettement. L'action de Malaysia Airlines, elle, plongeait de près de 20% à la Bourse de Kuala Lumpur. C'est le deuxième appareil perdu en quatre mois par la compagnie, après le MH370 mystérieusement disparu le 8 mars alors qu'il se rendait à Pékin.

AFP

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