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Bahreïn à nouveau mis sous pression par l’Iran

La déchéance de nationalité d’un chef chiite ravive les tensions entre le petit royaume soutenu par Riyad et Téhéran.

Téhéran a vivement réagi par la voix du général Qassem Soleimani, patron de la force Al-Qods (ci-dessus).
Téhéran a vivement réagi par la voix du général Qassem Soleimani, patron de la force Al-Qods (ci-dessus).

La tension est à nouveau à son comble à Bahreïn, entre la famille régnante des Al-Khalifa – des sunnites soutenus par l’Arabie saoudite – et la majorité chiite de ce petit royaume fiché dans le golfe Persique.

Lundi, rappelant que depuis la répression de la révolte de février 2011 il ne tolère plus aucune critique, le pouvoir a déchu de sa nationalité Cheikh Issa Qassem, chef spirituel des chiites, accusé d’«encourager le confessionnalisme» et de «servir des intérêts étrangers». Une allusion évidente à l’Iran. Cette décision a immédiatement provoqué la réaction des partisans du chef religieux, dont des milliers ont manifesté à Diraz, le village natal du cheikh, à l’ouest de la capitale Manama.

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