Barack Obama de retour: «On est au 21e siècle!»

Etats-UnisL'ex-président américain a fait son retour, jeudi, dans l'arène politique, déplorant le retour en arrière de la nouvelle administration.

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Barack Obama est sorti jeudi de sa réserve pour inviter les électeurs à faire obstacle aux «politiques clivantes», à l'occasion de l'élection des gouverneurs de Virginie et du New Jersey. Il a déploré un retour en arrière politique, sans toutefois nommer Donald Trump.

«La politique actuelle... on croyait en avoir fini il y a longtemps... Les gens ont 50 ans de retard! On est au XXIe siècle, pas au XIXe», a ironisé Barack Obama, 56 ans, en costume, mais sans cravate. Le 44e président des Etats-Unis a participé à une réunion de campagne électorale dans le New Jersey, à côté de New York, pour soutenir le démocrate briguant le poste de gouverneur, Philip Murphy.

«Certains tentent délibérément d'attiser la colère, de diaboliser ceux qui ont des idées différentes pour mobiliser leur base parce cela donne un avantage tactique à court terme», a-t-il poursuivi. «Les politiques clivantes que nous avons si souvent vues ne sont plus possibles. Elles ont des siècles», a-t-il lancé.

Quelques heures plus tôt, son prédécesseur républicain George W. Bush s'était lui aussi indigné des politiques mises en oeuvre dans les domaines de l'immigration et du commerce, parlant «de brutalités et de préjugés».

Décrocher une position avantageuse

Après le New Jersey, Barack Obama devait se rendre à Richmond, en Virginie, pour un meeting de soutien à un candidat local. Les deux scrutins se dérouleront le 7 novembre, un an après le coup de tonnerre mondial qu'a représenté la victoire de Donald Trump à la présidentielle du 8 novembre 2016.

L'importance de ces rendez-vous tient surtout à leur rareté: les Américains sont peu consultés avant les échéances électorales de mi-mandat, en 2018. «Il y a seulement deux grosses élections cette année (aux Etats-Unis), pour le poste de gouverneur du New Jersey et celui de Virginie», a expliqué le professeur de sciences politiques Larry Sabato.

«Tout l'enjeu est de décrocher une position avantageuse dans la perspective des élections de mi-mandat», souligne-t-il. «Si le Grand Old Party perd en Virginie, Donald Trump sera largement tenu pour responsable», analyse Larry Sabato. En revanche, «si les républicains remportent le poste de gouverneur, alors Donald Trump ne sera pas vu comme un boulet pour le parti en 2018».

Appel à la mobilisation

En Virginie, le démocrate Ralph Northam, actuel gouverneur adjoint, et Ed Gillespie, ancien président du comité national républicain, sont au coude-à-coude dans les intentions de vote. Barack Obama l'a emporté dans cet Etat en 2008 et 2012. Hillary Clinton y a quant à elle devancé Donald Trump de cinq points en 2016.

Dans le New Jersey, les sondages créditent le démocrate Phil Murphy d'une confortable avance sur la républicaine Kim Guadagno, qui pâtit de l'impopularité de Donald Trump à l'échelle locale et de celle du gouverneur sortant, Chris Christie, dont elle est l'adjointe.

Barack Obama a toutefois invité les électeurs à se mobiliser. «Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais on ne peut pas considérer qu'une élection est jouée d'avance», a-t-il souligné, évoquant la défaite surprise d'Hillary Clinton face à Donald Trump.

A l'écart

Depuis qu'il a quitté ses fonctions le 20 janvier, Barack Obama s'est tenu à l'écart du débat politique, fidèle à une tradition de réserve observée par ses prédécesseurs. Cette posture ne l'a toutefois pas empêché de lâcher quelques critiques obliques envers son successeur, engagé dans une entreprise de démolition de son bilan.

Après s'être offert trois mois de vacances, l'ex-président démocrate s'est attelé à la rédaction de ses mémoires. Il n'a que peu parlé en public et n'a donné pratiquement aucune interview. (afp/nxp)

Créé: 20.10.2017, 03h59

Les tweets de Trump créent une «politique du chaos», selon John Kerry

«De plus en plus d'Américains trouvent que le phénomène des tweets est fatiguant, destructeur et rompt avec le dialogue véritable», a déclaré John Kerry, ex-secrétaire d'Etat dans l'administration Obama, interrogé sur l'antenne de la RTS. «Je pense que cela crée une politique du chaos, et ce n'est pas bon».

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