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UkraineBataille pour reprendre l'aéroport de Donetsk

L'armée ukrainienne tente de reprendre le contrôle de l'aéroport de Donetsk. La place avait été investie par des insurgés quelques heures après la victoire à la présidentielle du milliardaire Petro Porochenko.

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)
Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)
Keystone
De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)
De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)
AFP
Vladimir Poutine a passé en revue à bord d'une vedette, les navires de la Flotte russe de la mer Noire dans le port ukrainien de Sébastopol, à l'occasion de la fête de la victoire sur les nazis. (9 mai 2014).
Vladimir Poutine a passé en revue à bord d'une vedette, les navires de la Flotte russe de la mer Noire dans le port ukrainien de Sébastopol, à l'occasion de la fête de la victoire sur les nazis. (9 mai 2014).
Reuters
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M. Porochenko, officiellement déclaré élu avec plus de 54% des voix, avait annoncé dès dimanche soir qu'il se rendrait dans le Donbass, le bassin minier dans l'Est, coeur de l'insurrection. Lundi, il a promis de ne jamais laisser les insurgés, qu'il appelle «les terroristes», transformer la région rebelle en «Somalie».

La Russie s'est dite «prête au dialogue» avec le président élu.

Mais la réponse des séparatistes prorusses n'a pas tardé: ils ont pris de nuit le contrôle de l'aéroport international de Donetsk, manière également de rappeler au président élu qu'il n'était pas le bienvenu.

Dans l'après-midi, des combats se poursuivaient dans l'enceinte de l'aéroport: fumée noire dans le ciel, bruit de mitrailleuses lourdes, tirs d'hélicoptères et vrombissement des avions de combat. Dans la soirée, des renforts de combattants séparatistes arrivaient à l'aéroport.

Comparaison délicate avec la Somalie

Le maire de Donetsk, Olexandre Loukiantchenko, a conseillé aux habitants de rester chez eux et d'éviter surtout les zones de l'aéroport et de la gare ferroviaire après des combats ayant fait des «victimes civiles».

«Ceux qui refusent de déposer les armes sont des terroristes et on ne négocie pas avec les terroristes. Leur objectif est de transformer le Donbass en Somalie», a lancé M. Porochenko au cours d'une conférence de presse. «Je ne laisserai personne faire cela».

Le nouveau président, qui suscite d'énormes attentes en Ukraine et en Occident pour le règlement de la crise politique qui dure depuis plus de six mois, a confirmé l'orientation qu'il comptait donner à sa politique: en route vers l'intégration européenne.

Premier signe de sa volonté d'accrocher l'Ukraine à l'UE: une «très probable» visite dès le 4 juin à Varsovie, où l'a invité le président polonais Bronislaw Komorowski.

Iatseniouk maintenu

Il a également indiqué souhaiter conserver à son poste le premier ministre par intérim Arseni Iatseniouk qui dirige le gouvernement depuis depuis le 27 février. La Russie s'est dite «prête à un dialogue pragmatique» avec Petro Porochenko», sans toutefois indiquer qu'elle reconnaissait la légitimité du président élu.

Signe de la tension, les gardes-frontière ukrainiens ont déclaré lundi avoir repéré en Russie, à 10 kilomètres de la frontière avec l'Ukraine, «quarante camions avec des combattants armés prêts à franchir la frontière».

L'Union européenne a exprimé son souhait de travailler «étroitement» avec Petro Porochenko, afin de stabiliser la situation politique et économique du pays.

L'OSCE, qui avait déployé un millier d'observateurs, a estimé que l'élection avait été «conforme aux normes démocratiques» et a déclaré que le scrutin offrait à son vainqueur «la légitimité» pour dialoguer avec l'Est séparatiste.

Un travail titanesque attend le président

Au soir de son élection, Petro Porochenko, deux fois ministre de précédents gouvernements, n'avait pas attendu les résultats officiels pour détailler les premières mesures qu'il prendra en tant que chef de l'Etat: «ramener la paix en Ukraine» et convoquer dès cette année des élections législatives anticipées.

Un travail titanesque attend le président, qui devra gérer tout autant la rébellion prorusse dans l'Est que la quasi-faillite de l'économie ukrainienne, ainsi que des réformes économiques impopulaires imposées en échange de l'aide de 27 milliards de dollars consentie par le FMI, la Banque mondiale et l'Union européenne.

Le scrutin, soutenu par les Occidentaux, s'est déroulé après six mois d'une crise politique marquée par la sanglante répression du mouvement proeuropéen de contestation de Maïdan, le rattachement express de la Crimée à la Russie et une insurrection armée prorusse qui a pratiquement coupé l'Est russophone du reste de l'Ukraine.

L'élection avait pour toile de fond un affrontement géopolitique entre les Occidentaux et Vladimir Poutine dont le pays fait un grand retour sur le devant de la scène internationale.

ats

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