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Béji Caïd Essebsi devient le nouveau président

Devenant le premier président démocratiquement élu de l'histoire de la Tunisie, Essebsi, 88 ans, a prêté serment devant le Parlement tunisien.

Béji Caïd Essebsi a remporté le 21 décembre avec quelque 55% des voix le deuxième tour de la présidentielle face au président Moncef Marzouki. Ici, le 31 décembre, le jour de son investiture.
Béji Caïd Essebsi a remporté le 21 décembre avec quelque 55% des voix le deuxième tour de la présidentielle face au président Moncef Marzouki. Ici, le 31 décembre, le jour de son investiture.
AFP

Ce vétéran de la politique tunisienne a insisté sur l'importance de la réconciliation nationale. «Je jure par Dieu Tout-Puissant de préserver l'indépendance de la Tunisie et son intégrité territoriale, de respecter sa Constitution et sa législation, de veiller sur ses intérêts et de lui être loyal», a-t-il déclaré. «En tant que chef de l'Etat, je m'engage à être le président de tous les Tunisiens et Tunisiennes (...) je serai le garant de l'unité nationale», a-t-il ensuite dit.

55% des voix

«Il n'y a pas d'avenir pour la Tunisie sans la réconciliation nationale», a-t-il ajouté, alors que nombre de ses détracteurs et acteurs de la révolution de 2011 s'inquiètent de la présence d'anciens cadres du parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali parmi ses proches.

Béji Caïd Essebsi a remporté le 21 décembre avec quelque 55% des voix le deuxième tour de la présidentielle face au président Moncef Marzouki. Les deux hommes se sont retrouvés en fin de matinée au palais présidentiel de Carthage pour une cérémonie de passation. Souriants, ils se sont embrassés devant les caméras de télévision. Quelques instants après, Moncef Marzouki a quitté la présidence.

Vétéran de la politique tunisienne

La Tunisie a traversé quatre années de transition difficile depuis la révolution de janvier 2011 qui chassa Ben Ali du pouvoir. Le pays n'a cependant jamais basculé dans le chaos, la guerre ou la répression, faisant figure d'exception parmi les Etats du Printemps arabe.

Béji Caïd Essebsi est un vétéran de la politique tunisienne ayant servi comme ministre sous le régime autoritaire de Habib Bourguiba puis, brièvement, comme président du Parlement de Ben Ali, avant de se mettre en retrait de la vie publique.

Il est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la révolution, prenant pendant quelques mois la tête du gouvernement pour organiser les élections de la Constituante, premier scrutin libre de l'histoire de la Tunisie remporté par les islamistes d'Ennahda.

Nombreux défis

L'une des premières tâches du nouveau président sera de charger sa formation politique de constituer un gouvernement avec un Premier ministre à même d'obtenir une majorité au Parlement, son parti ayant remporté les législatives en octobre mais ne disposant pas de majorité absolue avec 86 sièges sur 217.

Il devra pour cela notamment composer tant bien que mal avec Ennahda (69 députés), deuxième parti du Parlement. Les 62 autres sièges reviennent à une multitude de partis allant de l'extrême gauche au centre droit.

Les nouvelles autorités sont très attendues sur le terrain de l'économie, le chômage et la misère à l'origine de la révolution restant endémiques. Autre défi, le gouvernement devra répondre à la menace djihadiste, alors que des dizaines de militaires et deux figures politiques anti-islamistes ont été tués depuis 2011.

(ats)

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