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Berlin combat les violences extrémistes

Quelques semaines après l'attentat antisémite à Halle, l'Allemagne a annoncé mercredi prendre des mesures pour combattre les violences d'extrême droite.

Les ministres allemands Franziska Giffey, Christine Lambrecht et Horst Seehofer (de g. à dr.) en conférence de presse mercredi.
Les ministres allemands Franziska Giffey, Christine Lambrecht et Horst Seehofer (de g. à dr.) en conférence de presse mercredi.
Keystone

Le gouvernement allemand a annoncé mercredi des mesures pour combattre les violences d'extrême droite, notamment pour réguler les ventes d'armes et les discours haineux sur internet. Cela quelques semaines après un attentat antisémite et raciste à Halle.

Le pays, qui s'était déjà doté en 2017 de l'une des lois les plus restrictives d'Europe pour combattre les campagnes de diffamation sur internet, compte ainsi aller encore plus loin: les opérateurs de plates-formes en ligne devront signaler à la police certains contenus problématiques tels que les menaces de mort et l'incitation à la haine, ainsi que les adresses IP associées.

La police pourra également exiger de ces plates-formes de leur fournir des données sur les utilisateurs, selon les mesures adoptées en Conseil des ministres.

Ventes d'armes

Berlin prévoit aussi un renforcement du contrôle des ventes d'armes; le Renseignement intérieur sera ainsi consulté lorsque des personnes souhaitent acquérir une arme, afin de vérifier qu'elles ne sont pas connues comme sympathisantes de mouvements radicaux.

Cette initiative, qui doit déboucher plus tard sur un projet de loi, survient trois semaines après la tentative d'attentat antisémite visant une synagogue à Halle. L'auteur, un sympathisant néonazi, avait tué deux personnes par balles dans la rue après avoir échoué à pénétrer dans l'édifice religieux en plein Yom Kippour. Dans ce cas toutefois, cet Allemand avait selon les médias construit sa propre arme avec l'aide d'une imprimante 3D.

Peines plus sévères

Le gouvernement prévoit aussi des peines pénales plus sévères à l'égard de personnes attaquant les services de secours.

La loi existante pour contrer les propos haineux sur internet, qui se sont multipliés depuis l'arrivée de plus d'un million de migrants en 2015 et en 2016, prévoit que les opérateurs des réseaux sociaux ont 24 heures pour retirer tout commentaire marqué par les usagers comme outrancier, raciste, antisémite ou véhiculant de fausses informations. Ils risquent sinon jusqu'à 50 millions d'euros d'amende.

Mais les détracteurs de la loi, à gauche comme à droite, dénoncent un texte liberticide qui aboutit à restreindre la liberté d'expression et à confier aux géants de l'internet le rôle de censeurs.

(ats)

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