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UkraineBiden assure Kiev du soutien américain

Quelques jours avant l'investiture de Donald Trump, le vice-président américain souhaite «souligner le soutien des Etats-Unis».

Le vice-président américain sortant Joe Biden est arrivé lundi à Kiev pour sa dernière visite officielle en Ukraine afin d'assurer au pays le soutien des Etats-Unis, quelques jours avant l'investiture de Donald Trump qui promet un réchauffement avec la Russie.

Au cours de cette visite d'une journée seulement, Joe Biden a rencontré le président ukrainien Petro Porochenko et son Premier ministre, Volodymyr Groïsman.

«Je voulais venir ici une dernière fois en tant que vice-président afin de souligner à quel point le peuple ukrainien a accompli des progrès», a déclaré lors d'une conférence de presse Joe Biden, accompagné de M. Porochenko. «Les Américains et les Ukrainiens sont unis par des liens profonds», a-t-il affirmé.

Avant le WEF de Davos

«L'Ukraine, comme tout pays en Europe, a le droit de définir sa propre voie. La Russie semble nier ce choix», a ajouté le vice-président, appelant la communauté internationale «à rester unie contre l'agression russe».

«Oui, l'agressivité actuelle de la Russie est une menace de premier ordre, à la fois pour les Etats-Unis et l'Ukraine», a renchéri Petro Porochenko, avant de remercier son «bon ami» Joe Biden pour son soutien.

A 10H00 GMT, le vice-président américain quittera l'Ukraine pour Davos, en Suisse, où s'ouvre mardi le World Economic Forum (WEF).

Cette visite express intervient alors que le président américain Barack Obama, dont le mandat a notamment été marqué par le soutien de Washington à Kiev lors de la crise ukrainienne, doit passer la main au président élu Donald Trump, qui sera investi le 20 janvier.

Ce dernier a prôné à plusieurs reprises un rapprochement avec le Kremlin, provoquant l'inquiétude de Kiev qui accuse la Russie de soutenir les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ce que Moscou dément.

Pas d'armes américaines à Kiev

M. Porochenko s'est néanmoins félicité des «signaux positifs» donnés par le futur chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, qui s'est démarqué de Donald Trump en affirmant que la Russie «représente aujourd'hui un danger».

L'Ukraine est en proie depuis avril 2014 à un conflit ayant fait plus de 9600 morts. Fin décembre, une nouvelle trêve «illimitée» est entrée en vigueur dans l'est de l'Ukraine entre les rebelles prorusses et l'armée ukrainienne, qui s'accusent mutuellement de violer ce fragile cessez-le-feu.

Si les Etats-Unis ont débloqué une importante aide financière pour venir en aide à l'Ukraine, l'administration Obama a toujours refusé de fournir des armes à Kiev, livrant cependant à l'armée ukrainienne des gilets pare-balles, de l'équipement médical et des radars.

AFP

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