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testsLe Boeing 787 n'est pas près de redécoller

Le directeur de l'Agence fédérale américaine de l'aviation (FAA) a estimé mercredi qu'il faudrait encore «tout un tas de tests», une fois que les solutions proposées par Boeing pour faire revoler le 787 seraient acceptées.

Un Boeing 787 à Tokyo.
Un Boeing 787 à Tokyo.
AFP

Michael Huerta, directeur de l'Agence fédérale américaine de l'aviation (FAA), contredisait ainsi des informations du Wall Street Journal qui affirmait mercredi sur son site internet que le 787 pourrait revoler dès le mois de mars.

La FAA compte recevoir «la semaine prochaine» un rapport de son directeur du transport aérien sur les solutions proposées par le constructeur aéronautique américain vendredi dernier pour résoudre le problème de batteries à l'origine de l'interdiction de vol du 787, a expliqué Michael Huerta lors d'une audition par la sous-commission de l'Aviation de la Chambre des représentants.

«Lorsque nous aurons approuvé le plan, nous devrons le mettre en place. Cela passera par tout un tas de tests, beaucoup d'analyses et de travail d'ingénierie supplémentaire avant que ces avions puissent revoler», a-t-il ajouté.

Deux batteries lithium-ion ont brûlé à bord de 787, le dernier-né de Boeing, le 7 janvier à Boston puis le 16 janvier au Japon, ce qui s'est traduit par une interdiction de vol des 50 appareils de ce type en circulation dans le monde.

Solutions insuffisantes

D'après Michael Huerta, le plan de Boeing propose «d'agir à trois niveaux différents pour s'assurer que» les problèmes de feu et de fumée dans l'avion à cause d'une surchauffe de la batterie «ne surviennent plus».

Boeing a proposé «des mesures pour contenir, corriger ou modifier la conception» des batteries du 787, surnommé le «Dreamliner», au niveau d'une simple cellule de batterie, de la batterie entière ou de la totalité de l'avion, a ajouté Huerta sans détailler pour autant ces mesures.

Alors que le Wall Street Journal affirmait mercredi que les vols d'essais du 787 pourraient reprendre dès la semaine prochaine, Michae Huerta a affirmé ne «pas avoir reçu de demande pour un autre vol d'essai», niant ainsi ces informations s'appuyant sur des sources anonymes, et qui ajoutaient que l'avion pourrait transporter de nouveau des passagers dès le mois de mars.

Le quotidien financier a par ailleurs écrit sur son site internet, citant des sources industrielles et gouvernementales anonymes, que le sous-traitant japonais GS Yuasa qui fabrique les batteries du 787 a dit à la FAA qu'il pensait que les solutions proposées par Boeing étaient insuffisantes «pour contenir tous les risques possibles présentés par les batteries» de l'avion.

Le Wall Street Journal ajoute que le japonais ne pense pas non plus que le court-circuit qui a fait brûler la batterie d'un 787 de Japan Airlines (JAL) le 7 janvier à Boston ait démarré à l'intérieur de la batterie, comme les autorités américaines l'ont dit.

AFP

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