Bogotá et les FARC prêts à la désescalade du conflit

Guérilla en ColombieLe processus de paix en Colombie a franchi un grand pas avec l’annonce d’une volonté partagée de faire cesser les combats.

Juan Manuel Santos, président colombien, a annoncé un processus de réduction des opérations de l'armée en réponse à la suspension des actions offensives des FARC.

Juan Manuel Santos, président colombien, a annoncé un processus de réduction des opérations de l'armée en réponse à la suspension des actions offensives des FARC.

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C’est une première depuis l’ouverture de pourparlers de paix à la fin de 2012. Et un bon signe après les combats qui ont repris depuis mai. Le gouvernement colombien et la principale guérilla du pays – celle des 8000 combattants des FARC – sont tombés d’accord sur une désescalade du conflit, qui prévoit une réduction des opérations de l’armée. Dans une allocution à la nation dimanche soir, le président colombien, Juan Manuel Santos, a salué cette annonce. Mais il a prévenu que l’attitude de la guérilla ces prochains mois conditionnerait la poursuite du dialogue de paix à La Havane. «En fonction du respect de l’accord par les FARC, je prendrai la décision de dire si nous continuons le processus ou non», a déclaré Juan Manuel Santos. L’accord annoncé à La Havane prévoit «un processus de désescalade des actions militaires» colombiennes à partir du 20 juillet, «en réponse à la suspension des actions offensives des FARC» annoncée plus tôt cette semaine.

Ce processus vise à donner un nouvel élan aux discussions de paix et prévoit à terme un cessez-le-feu de l’armée, une option que le président Juan Manuel Santos a longtemps rejetée, craignant que la rébellion ne la mette à profit pour se renforcer. Les parties ont «décidé de faire les efforts nécessaires pour parvenir à la signature d’un accord final» et de définir «sans délai les termes du cessez-le-feu bilatéral et définitif», indique le texte signé par les délégations. Le président colombien a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas en l’état actuel d’un «cessez-le-feu bilatéral».

La rébellion avait ouvert la voie à cet accord mercredi en annonçant une nouvelle trêve unilatérale sur 30?jours à partir du 20 juillet. Les négociateurs de La Havane se sont aussi mis d’accord pour demander au secrétariat général de l’ONU et à la présidence de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) un «accompagnement» pour mener la «surveillance et la vérification» de cette désescalade.

«Avec ces nouvelles avancées, je vois enfin la lumière au bout du tunnel, et cela me remplit de confiance et d’espoir. Nous atteindrons cette paix qui s’est tant dérobée», a assuré le président Santos dans sa déclaration aux Colombiens.

Créé: 13.07.2015, 19h27

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