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Le ton monte entre la Bolivie et l'Espagne

La Paz accuse Madrid d'avoir tenté d'exfiltrer un bras droit de l'ex-président Evo Moralès, réfugié à l'ambassade du Mexique.

La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
AFP
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)
Keystone
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
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Le ton monte entre La Paz, Mexico et Madrid, après un incident diplomatique impliquant ces trois pays. La Bolivie, qui accuse les deux autres d'avoir voulu exfiltrer l'ancien bras droit d'Evo Morales, va expulser les représentants mexicains et espagnols.

La Bolivie accuse l'Espagne d'avoir tenté d'exfiltrer un ex-bras droit recherché du président bolivien déchu Evo Morales réfugié dans l'ambassade du Mexique à La Paz. Madrid a nié avec virulence.

«Le gouvernement constitutionnel que je préside a décidé de déclarer 'persona non grata' l'ambassadrice du Mexique en Bolivie, Maria Teresa Mercado, la chargée d'affaires d'Espagne en Bolivie, Cristina Borreguero, le consul, Alvaro Fernandez», a déclaré lundi Mme Añez à la presse. Ils ont «72 heures» pour quitter le pays, a-t-elle ajouté.

Représailles de Madrid

En représailles, Madrid a annoncé lundi l'expulsion de trois diplomates boliviens. «L'Espagne a décidé à son tour de déclarer comme persona non grata trois membres du personnel diplomatique et consulaire bolivien accrédités dans notre pays et de leur donner 72 heures pour quitter l'Espagne», a indiqué le gouvernement espagnol dans un communiqué.

«L'Espagne rejette de manière catégorique toute insinuation sur une volonté présumée d'ingérence dans les affaires politiques intérieures boliviennes. Pour l'Espagne, toute affirmation en ce sens est une calomnie destinée à endommager nos relations bilatérales avec de fausses théories conspirationnistes», a ajouté le gouvernement. Le Mexique a dénoncé le caractère «politique» de cette décision. Il a estimé que son ambassadrice avait agi dans le cadre du droit international.

Vive tension entre la Bolivie et l'Espagne

L'incident survenu vendredi, qui impliquait des diplomates espagnols - accompagnés d'hommes armés et cagoulés selon La Paz - a provoqué une vive tension entre la Bolivie et l'Espagne durant le week-end. Il s'est produit durant une visite de la chargée d'affaires de l'Espagne Cristina Borreguero à l'ambassadrice mexicaine Maria Teresa Mercado.

Selon des sources diplomatiques et du ministère de l'Intérieur citées par les médias espagnols, ces hommes armés et cagoulés étaient des agents du Groupe Spécial d'Opérations (GEO) chargés de la sécurité des diplomates espagnols à La Paz.

«Nous pensons que le but était d'extraire le criminel Juan Ramon Quintana» de l'ambassade du Mexique où il s'était réfugié à La Paz, a déclaré samedi le ministre de l'Intérieur bolivien Arturo Murillo, en référence à l'ancien bras droit de l'ex-président Morales, recherché par les nouvelles autorités. «Cela a échoué».

Relations tendues

Avant cet incident, Mexico avait exprimé à plusieurs reprises sa crainte que le gouvernement bolivien en exercice n'entre de force dans son ambassade pour y arrêter les personnes réfugiées. Les relations entre les deux pays sont tendues depuis que le Mexique a accueilli un temps l'ancien président Evo Morales, avant qu'il ne s'installe finalement en Argentine.

La cheffe de la diplomatie bolivienne, Karen Longaric, a précisé lundi que ces expulsions «n'impliquaient aucunement une rupture des relations diplomatiques», mais le Mexique et l'Espagne devront nommer de nouveaux représentants.

Madrid, qui va envoyer des enquêteurs en Bolivie, a nié tout projet d'exfiltration. «Le ministère souhaite préciser que la chargée d'affaires effectuait une visite de pure courtoisie et nie avec véhémence qu'il y ait eu un but quelconque de faciliter l'évacuation de personnes réfugiées dans le bâtiment», a indiqué samedi un communiqué du ministère espagnol des Affaires étrangères.

(AFP)

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