Passer au contenu principal

Bolsonaro: «Je ne suis pas d'extrême droite»

Jair Bolsonaro s'est défendu, jeudi, d'être d'extrême droite et s'est défini comme un «admirateur» de Donald Trump.

Des spécialistes estiment que le président brésilien n'est pas à l'aise en public, que son discours et sa gestuelle le traduisent. (Samedi 18 mai 2019)
Des spécialistes estiment que le président brésilien n'est pas à l'aise en public, que son discours et sa gestuelle le traduisent. (Samedi 18 mai 2019)
Keystone
Le nouveau président brésilien a confirmé jeudi le transfert prochain de l'ambassade du Brésil à Jérusalem. (3 janvier 2018)
Le nouveau président brésilien a confirmé jeudi le transfert prochain de l'ambassade du Brésil à Jérusalem. (3 janvier 2018)
AFP
Geraldo Alckmin veut abolir les privilèges liés aux retraites et réduire le nombre de ministères.
Geraldo Alckmin veut abolir les privilèges liés aux retraites et réduire le nombre de ministères.
AFP
1 / 39

Jair Bolsonaro, favori du second tour de l'élection présidentielle au Brésil, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Rio qu'il n'était pas d'extrême droite, mais plutôt un «admirateur» du président américain Donald Trump. «Je ne suis pas d'extrême droite, dites-moi ce que j'ai fait qui soit d'extrême droite», a déclaré le candidat.

Il était interrogé sur des déclarations de Marine Le Pen, la présidente du parti d'extrême droite français, le Rassemblement national, qui a affirmé qu'elle «ne voit pas» ce qui fait de M. Bolsonaro un candidat d'extrême droite. Apologiste de la dictature (1964-85), Jair Bolsonaro a donné jeudi après-midi sa première conférence de presse depuis le premier tour de l'élection présidentielle dimanche où il est arrivé largement en tête avec 46% des voix, devant le candidat de gauche Fernando Haddad (29%).

«Quand j'ai parlé d'immigration dans le passé, c'est parce qu'on ne peut pas avoir un pays qui a ses frontières ouvertes», a ajouté M. Bolsonaro, interrogé sur ce qui le rapprochait du président américain. «Je suis un admirateur du projet de Trump. Il veut une Amérique grande, moi je veux un Brésil grand», a-t-il ajouté.

«Le Brésil au-dessus de tout»

Il a également raillé son adversaire du Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président Lula, incarcéré pour corruption, qui vient de retirer la couleur rouge de ses affiches de campagne. «Les couleurs du Parti des travailleurs sont maintenant le vert et le jaune!», les couleurs du drapeau brésilien, également couleurs de ralliement du vainqueur du premier tour.

«J'ai entendu Haddad parler de famille! J'ai entendu Haddad parler de Dieu! J'ai honte», a lancé le candidat, qui a fait de la défense des valeurs de la famille traditionnelle un de ses arguments de campagne. Son slogan est «Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous».

«Il répète exactement ce que Lula lui a dit de dire!», à savoir «Haddad n'est pas de gauche, Haddad est de droite», a attaqué M. Bolsonaro, qui n'a de cesse d'accuser Fernando Haddad, remplaçant au pied levé de l'ancien chef d'État, d'être sa «marionnette».

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.