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BrésilBolsonaro gouvernera «au bénéfice de tous»

Jair Bolsonaro a promis de gouverner les 210 millions de Brésiliens «sans distinction» de «race, sexe ou religion».

Le président élu d'extrême droite Jair Bolsonaro a promis lundi de gouverner le Brésil «sans distinction» de «race, sexe ou religion», en dépit des dérapages racistes, misogynes ou homophobes qui ont entaché sa carrière politique.

«À partir du 1er janvier, je serai le président de 210 millions de Brésiliens. Je gouvernerai au bénéfice de tous, sans distinction d'origine sociale, de race, de sexe, d'âge ou de religion», a affirmé le futur chef de l'Etat lors d'une cérémonie au Tribunal supérieur électoral (TSE), à Brasilia.

Au TSE, M. Bolsonaro, 63 ans, a reçu officiellement le diplôme qui lui permettra d'accéder à la fonction suprême dans trois semaines, après son élection avec 55% des suffrages le 28 octobre, face au candidat de gauche Fernando Haddad.

Le président élu s'est montré particulièrement ému, versant même quelques larmes au moment de l'exécution de l'hymne national. «Je remercie les plus de 57 millions de Brésiliens qui m'ont honoré de leur vote. À ceux qui ne m'ont pas soutenu, je demande la confiance pour que nous puissions construire ensemble un avenir meilleur pour notre pays», a-t-il affirmé lors de son discours, qui a duré une dizaine de minutes.

Bolsonaro a également déclaré que «la construction d'une nation plus juste et développée» doit se faire par la «rupture des pratiques qui ont retardé le progrès» par le passé. Il a notamment promis de mettre fin «à la corruption, à la violence, aux mensonges, à la manipulation idéologique, la soumission de notre destin aux intérêts étrangers et à la médiocrité complaisante au détriment de notre développement».

La présidente du TSE Rosa Weber, qui a remis le diplôme à Jair Bolsonaro, a déclaré qu'au-delà du vote, la démocratie consistait en un «exercice constant du dialogue, de la tolérance, de la compréhension des différences». Elle a notamment insisté sur le respect des minorités, «notamment celles qui sont stigmatisées à cause de leur situation de vulnérabilité».

Opéré en janvier

Ex-capitaine de l'armée brésilienne, Jair Bolsonaro est considéré par ses détracteurs comme une menace pour la démocratie en raison de sa nostalgie affichée de la dictature militaire (1965-1985). Il a aussi choqué une partie de l'opinion à plusieurs reprises pour certains dérapages, ayant notamment lancé à une parlementaire de gauche qu'elle ne «méritait pas d'être violée» parce qu'elle est trop laide.

Bénéficiant du soutien massif de fidèles d'églises néo-pentecôtistes, le président élu a également affirmé par le passé qu'il préférait que ses fils meurent d'un accident de la route que de les savoir homosexuels. Lors de son discours de lundi, M. Bolsonaro a aussi tenu à «remercier Dieu d'être en vie et pour cette mission à la tête de l'exécutif», faisant référence à l'attentat à l'arme blanche le 6 septembre qui a failli lui coûter la vie.

La remise du diplôme présidentiel était prévue initialement le 19 décembre, mais a été anticipée en raison d'une opération que le président élu aurait dû subir cette semaine. Cette opération a finalement été reportée à janvier, en raison d'une inflammation. Après l'attaque au couteau dont il a été victime, Jair Bolsonaro avait été opéré d'urgence pour plusieurs perforations de l'intestin, puis réopéré peu après en raison de complications, restant hospitalisé 23 jours. Il porte depuis une poche de colostomie, qui doit être retirée en janvier.

AFP

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