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Bombardier annonce 5000 licenciements

En difficulté, le constructeur aéronautique canadien va se séparer de 7.2% de sa masse sociale et vendre des actifs non stratégiques pour retrouver l'équilibre.

L'entreprise canadienne a dégagé un bénéfice net de 167 millions de dollars cette année.
L'entreprise canadienne a dégagé un bénéfice net de 167 millions de dollars cette année.
Keystone

Le constructeur aéronautique et de matériels ferroviaires canadien Bombardier a annoncé jeudi la suppression de quelque 5000 employés (7,2% de sa masse sociale) d'ici 12 à 18 mois dans le monde afin de «rationaliser la structure» de l'entreprise en difficulté.

Bombardier a annoncé des «efforts» pour «rationaliser la structure» de l'entreprise qui «entraîneront une réduction d'environ 5000 postes à l'échelle de l'entreprise au cours des 12 à 18 prochains mois, et donneront lieu à des économies annuelles d'environ 250 millions de dollars lorsque la réduction aura été totalement réalisée, ce qui devrait se concrétiser d'ici 2021», selon un communiqué.

Entre 12 à 18 mois

Ces licenciements, dont 3000 au Canada, auront lieu d'ici 12 à 18 mois, a confirmé à l'AFP un porte-parole du groupe. Ils s'ajoutent aux 15.000 suppressions de postes annoncées depuis 2015 et permettront «des économies annuelles d'environ 250 millions de dollars américains lorsque la réduction aura été totalement réalisée» d'ici 2021, a indiqué Bombardier.

Le groupe établi à Montréal a également fait part de la vente «d'actifs non stratégiques» totalisant environ 900 millions de dollars américains (788 millions d'euros), dont le programme de fabrication de son turbopropulseur Q400 et la marque Havilland, cédés pour quelque 300 millions de dollars à un fond d'investissement canadien.

«Forte croissance du résultat»

Bombardier a fait ces annonces lors de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre clos le 30 septembre: l'entreprise canadienne a dégagé un bénéfice net de 167 millions de dollars, contre une perte de 11 millions de dollars un an plus tôt.

Hors éléments exceptionnels et ramené à une action, Bombardier a dégagé un bénéfice ajusté trimestriel de 4 cents, un résultat supérieur au consensus de la moyenne des analystes qui tablaient sur un gain de 2 cents.

Cette «forte croissance du résultat», selon les termes de Bombardier, a pourtant été engendrée malgré une baisse de 5% du chiffre d'affaires trimestriel, par rapport à la même période il y a un an, à 3,6 milliards de dollars.

«Nous continuons à progresser»

Incapable de retrouver l'équilibre, l'avionneur canadien n'avait eu d'autre choix que de céder le contrôle (50,01%) de sa filiale dédiée à l'avion CSeries, rebaptisé depuis A220, au géant européen Airbus. La transaction a été bouclée en juillet.

«Nous continuons à progresser dans l'exécution de notre plan de redressement», a déclaré Alain Bellemare, PDG de Bombardier, nommé en 2015 à ce poste pour relancer l'entreprise qui s'était mise en graves difficultés financières avec le programme CSeries. Le gouvernement du Québec avait notamment dû venir à sa rescousse en 2015 avec un plan de sauvetage financier d'un milliard de dollars américains.

«Avec les annonces d'aujourd'hui, nous mettons en oeuvre les prochaines mesures nécessaires pour concrétiser la pleine valeur du portefeuille de Bombardier», a ajouté le PDG, indiquant qu'il continuera «de façon proactive à recentrer et rationaliser l'entreprise ainsi qu'à allouer nos capitaux avec discipline».

(AFP)

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