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Boris Johnson fait la course en tête

L'artisan du vote anti-européen se retrouve aux premières loges pour succéder à Theresa May. Il arrive en tête du premier tour pour chapeauter les conservateurs.

Boris Johnson.
Boris Johnson.
AFP

Boris Johnson est arrivé largement en tête jeudi au premier tour pour élire le chef du Parti conservateur britannique, avec 114 voix sur 313. Il se place loin devant les six autres candidats encore en lice tandis que trois ont été éliminés.

Suivent notamment l'actuel chef de la diplomatie, Jeremy Hunt (43 voix), le ministre de l'Environnement Michael Gove (37) et le ministre de l'Intérieur Sajid Javid (23). «Nous sommes évidemment heureux des résultats mais il reste un long chemin à parcourir avant de remporter la course», a commenté un porte-parole de Boris Johnson.

Les députés conservateurs britanniques ont donc commencé l'écrémage des candidats à la succession de la première ministre Theresa May. La course va durer plusieurs semaines et sera sans nul doute dominée par la question du Brexit. Huit hommes et deux femmes briguaient le poste de chef du Parti conservateur, après la démission de Theresa May vendredi. Pour ce premier tour du vote, les candidats obtenant moins de 17 voix étaient éliminés.

Chef d'orchestre du Brexit

Le vainqueur prendra possession du 10, Downing Street, la fonction échéant au leader de la formation réunissant une majorité parlementaire suffisante pour gouverner. Ce processus a lieu en deux temps: les 313 députés conservateurs s'expriment d'abord sur les candidats lors d'une série de votes à bulletin secret jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que deux, avant que les 160'000 membres du parti ne départagent les finalistes, d'ici la fin juillet.

A 54 ans, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, grand artisan de la victoire du Brexit lors du référendum de 2016, n'a jamais semblé aussi proche de prendre les commandes de l'exécutif britannique. Un objectif que cet ambitieux député vise depuis plusieurs années, sinon sa plus tendre enfance.

Favori des bookmakers, il joue la carte du sauveur du Brexit après l'échec de Mme May à mettre en oeuvre la sortie de l'UE. La première ministre, qui restera en fonction jusqu'à la désignation de son successeur, a été contrainte de repousser au 31 octobre cette échéance historique initialement prévue le 29 mars, après avoir vu le parlement rejeter par trois fois son accord de divorce négocié avec Bruxelles.

(ats)

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