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Royaume-UniBrexit: Barnier exhorte Londres à «bouger»

Michel Barnier a une nouvelle fois prévenu que l'accord de retrait négocié pendant près de 18 mois n'était «pas ouvert à une renégociation».

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)
La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)
AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)
AFP
D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018)
D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018)
Keystone
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Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a appelé lundi à du «mouvement» côté britannique pour éloigner le spectre d'un divorce sans accord. Il a qualifié à ce titre d'«intéressante» la position de l'opposition travailliste.

«Il faut que quelque chose bouge du côté britannique, c'est la clarté ou le mouvement qui doit avoir lieu au Royaume-Uni», a exhorté M. Barnier. Il s'exprimait devant la presse à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

A 46 jours de la date prévue du Brexit, le Français devait rencontrer lundi soir à Bruxelles le ministre britannique chargé du Brexit Stephen Barclay pour de «nouvelles discussions», après que le parlement britannique a rejeté mi-janvier l'accord scellé entre Mme May et l'UE. "Il est clair de notre côté que nous n'allons pas rouvrir l'accord de retrait, mais nous allons poursuivre nos discussions dans les jours à venir", a affirmé le Français à l'issue de cette rencontre. Il a évoqué des échanges "constructifs".

Position travailliste «intéressante»

Bien que soucieux que Mme May puisse obtenir une majorité parlementaire, M. Barnier a une nouvelle fois prévenu que l'accord de retrait négocié pendant près de 18 mois n'était «pas ouvert à une renégociation». Il a toutefois rappelé que l'UE était prête à des modifications de la «déclaration politique» qui accompagnera le traité de retrait du Royaume-Uni.

Le négociateur européen a notamment qualifié d'«intéressante» une lettre envoyée par le chef de l'opposition travailliste à la Première ministre britannique Theresa May. Jeremy Corbyn y indique que son parti soutiendrait l'accord de divorce sous certaines conditions, notamment que le pays reste dans l'union douanière.

Le Premier ministre luxembourgeois a lui aussi renvoyé Londres à ses responsabilités. «Aujourd'hui, pour résumer, le discours des Brexiters, c'est: Non, non, non», a dit M. Bettel, déplorant que «ces mêmes protagonistes» n'aient «pas le courage de se soumettre au suffrage du peuple».

ats

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