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Union européenneBrexit: Bruxelles est prêt pour un «no deal»

L'Union européenne estime «de plus en plus vraisemblable» que le Royaume-Uni sorte sans accord le 12 avril prochain.

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)
La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)
AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)
AFP
D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018)
D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018)
Keystone
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La Commission européenne a terminé ses préparatifs en cas de divorce sans accord avec le Royaume-Uni. Une telle perspective semble «de plus en plus vraisemblable» le 12 avril prochain, a-t-elle estimé lundi.

«Bien que le scénario d'un no-deal ne soit pas souhaitable, l'UE est prête», a assuré la Commission. Elle rappelle qu'en cas de divorce sans accord, le Royaume-Uni «deviendra un pays tiers» et qu'il n'y aura pas de période de transition, comme le prévoit l'accord conclu entre les Vingt-Sept et la première ministre Theresa May, mais que le parlement britannique a retoqué par deux fois.

«Cela évidemment créera des perturbations significatives pour les citoyens et les milieux d'affaires», souligne la Commission dans ce communiqué à la tonalité sombre sur la possibilité d'une sortie désordonnée.

Contrôles supplémentaires

«Les citoyens britanniques ne seront plus citoyens de l'Union européenne» et «seront soumis à des contrôles supplémentaires lorsqu'ils traverseront les frontières de l'Union européenne», avertit-elle.

Estimant que les préparatifs en cas de divorce brutal «ne pourront atténuer tout à fait les conséquences d'une absence d'accord», la Commission rappelle que ce plan concerne notamment les domaines sensibles de la pêche, les services financiers et les transports aériens.

Cette annonce intervient à l'entame d'une semaine cruciale pour Theresa May, après un nouveau calendrier du Brexit décidé entre les Européens et Londres qui prévoit, parmi deux options, un report du divorce au 12 avril, en lieu et place de la date du 29 mars.

La cheffe du gouvernement britannique discutait lundi matin avec ses ministres de sa stratégie pour le Brexit, ouvrant une semaine qui pourrait voir le parlement de Westminster prendre la main sur le processus de sortie de l'UE, face à une première ministre aux abois.

«Il faut se préparer au pire»

La secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher a estimé lundi qu'il fallait «se préparer au pire» concernant le Brexit, tout en estimant qu'un tel scénario ne signerait pas la fin de la «coopération» entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

«Il faut se préparer au pire, espérer le meilleur bien sûr, mais se préparer au pire et on n'a plus que quinze jours pour le faire», a souligné la secrétaire d'État à l'issue d'une réunion d'information et d'échanges avec les entreprises organisée à Bercy.

«Les entreprises doivent se mobiliser: il ne faut pas qu'elles aient le sentiment que les négociations» en cours ouvrent la porte à un «scénario qui repousserait la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne», a-t-elle insisté.

«Nous avons anticipé» ce scénario en prévoyant «des zones de dédouanement, une intelligence dans les procédures, l'utilisation des nouvelles technologies», a détaillé Agnès Pannier-Runacher.

Mais «il faut aussi que les entreprises [...] soient au clair sur ces procédures», a-t-elle poursuivi, en estimant que les PME et les TPE notamment n'avaient «pas toujours le support juridique pour se préparer à ce type de situation».

Selon la secrétaire d'État, certains secteurs professionnels risquent en outre d'être confrontés à des problèmes spécifiques, à l'image du secteur pharmaceutique, où sont en jeu des autorisations qui ne sont pas «uniquement douanières, mais sanitaires».

Pour Agnès Pannier-Runacher, l'impact économique d'un divorce sans accord devrait cependant être «modéré à moyen terme» pour la France, du moins si de nouvelles règles commerciales «équilibrées» sont trouvées.

«On est capables de mettre en place une relation future avec un niveau de libre échange élevé avec le Royaume-Uni. On ne va pas tirer un trait du jour au lendemain sur quarante-cinq ans de coopération et de travail commun», a-t-elle estimé.

ats

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