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«C'est maintenant le dernier espoir»

Vendredi, Bruxelles a accueilli une marche pour le climat avec la militante Greta Thunberg.

La jeune fille est arrivée sans dire un mot, en tout début de manifestation, avec son fameux panneau à la main.
La jeune fille est arrivée sans dire un mot, en tout début de manifestation, avec son fameux panneau à la main.
Keystone

Environ 3400 personnes, selon la police, ont manifesté vendredi après-midi à Bruxelles pour le climat, à l'appel de l'organisation «Youth for Climate». La militante écologiste suédoise Greta Thunberg faisait partie des manifestants.

La jeune fille est arrivée sans dire un mot, en tout début de manifestation, avec son fameux panneau à la main: «Skolstrejk för klimatet» («grève scolaire pour le climat», ndlr) en lettres noires sur fond blanc. Anorak mauve, écharpe arc-en-ciel et bonnet blanc, sous la pluie et le vent bruxellois, elle a immédiatement attiré une nuée de photographes et une foule de curieux.

«Il est honteux que nous soyons toujours là», a-t-elle affirmé à l'issue de la manifestation. «Il est honteux que pendant si longtemps l'urgence climatique et environnementale ait été ignorée.» Selon le décompte officiel de la police bruxelloise, 3400 manifestants l'ont accompagnée pendant cette marche dans la capitale belge.

«On est plus chauds, plus chauds, plus chauds que le climat !», ont entonné les manifestants, beaucoup de jeunes belges, mais aussi des membres d'associations comme Greenpeace ou WWF, ainsi que des retraités.

«Pas de nature, pas de futur»

Réunis en plein centre de la capitale de l'UE, les participants brandissaient les drapeaux des Etats membres, ainsi que des messages, souvent en anglais: «C'est maintenant le dernier espoir», «Nous pissons sous la douche» ou encore «Pas de nature, pas de futur.»

La manifestation est organisée deux jours après la présentation par la Commission européenne d'un projet de «loi climat». Le texte, destiné à inscrire dans le marbre l'objectif de neutralité carbone en 2050, a été critiqué par Greta Thunberg.

«Notre maison est en feu» et cette loi «dit, essentiellement, que nous allons attendre encore quelques années pour commencer à éteindre le feu», a regretté vendredi l'adolescente. Or, «le temps est un luxe que vous n'avez pas», a-t-elle ajouté.

Une «merde verte»

Cette proposition constitue un des piliers du «Pacte vert» de l'UE, faisant du climat la priorité de la Commission, mais qui est jugé insuffisant par les organisateurs de la manifestation. «C'est plutôt une 'merde verte'», estiment-ils sur leur page Facebook. Selon eux, les objectifs climatiques de l'UE ne sont «pas suffisants pour limiter le réchauffement de la planète».

L'UE «doit montrer qu'elle est prête à se battre pour notre avenir», insistent-ils. Présente cette semaine à Bruxelles, Greta Thunberg a rencontré plusieurs responsables européens, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et celui du Parlement David Sassoli.

«Vous êtes ici à essayer de créer des lois et des politiques (...) en prétendant que vous pouvez être un leader en matière de climat, tout en continuant à construire et à subventionner de nouvelles infrastructures pour les combustibles fossiles», a-t-elle lancé mercredi lors d'une intervention devant les députés européens. «Il faut mettre un terme à cette situation», a tranché l'adolescente, qui s'était déjà rendue à Bruxelles en février 2019.

(ats)

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