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«C’est une souffrance de devoir fuir son pays»

Jetée en prison à l’âge de 17 ans, exilée, l’écrivaine argentine Gladys Ambort évoque son passé et défend les migrants. Interview.

L’écrivaine argentine Gladys Ambort donne une conférence mardi à Genève.
L’écrivaine argentine Gladys Ambort donne une conférence mardi à Genève.
PIERRE ABENSUR

Alors que l’Europe accueille actuellement le plus important nombre de réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les demandeurs d’asile sont au centre des débats politiques. Dans ce contexte, des organisations tiennent à rappeler la réalité des souffrances qui poussent des hommes et des femmes à quitter leur pays. L’Ambassador club Genève organise ainsi mardi 10 novembre, avec le soutien de la mission permanente de la République argentine, une conférence de l’écrivaine Gladys Ambort. Auteure du livre Brisée, de la fin de mon adolescence dans une cellule d’isolement, elle y raconte comment elle a été détenue par les militaires argentins en mai 1975 pour avoir exprimé des positions politiques opposées au pouvoir. Gladys Ambort avait alors 17 ans. Après avoir passé plus de deux ans et demi dans les geôles de la sanglante dictature argentine, elle a été condamnée à l’exil et a obtenu l’asile en France, puis s’est installée à Genève.

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