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Le cas d'une djihadiste américaine examiné

Une femme originaire d'Alabama ayant rejoint les rangs de l'EI en 2015 à 19 ans, s'est rendue aux forces kurdes et souhaite rentrer aux Etats-Unis.

La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
La défense aérienne syrienne a fait face à des missiles israéliens dans le Sud et le Centre de la Syrie. (Jeudi 5 mars 2020)
AFP
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
Les frappes russes ont notamment touché le village de Qaminas, au sud de la ville d'Idleb. (Lundi 24 février 2020)
AFP
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain.
Keystone
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Les Etats-Unis, qui veulent s'assurer que tous les combattants étrangers détenus dans le nord-est syrien soient rapatriés dans leur pays d'origine pour y être jugés, examinent le cas d'une djihadiste, américaine détenue en Syrie après avoir fui le groupe Etat islamique (EI).

«La situation des citoyens américains --ou probablement américains-- (détenus) en Syrie est par définition extrêmement compliquée et nous examinons ces cas pour mieux comprendre les détails», a déclaré mardi Robert Palladino, porte-parole de la diplomatie américaine.

Il était interrogé sur le cas de Hoda Muthana, une jeune femme originaire d'Alabama ayant rejoint les rangs de l'EI en 2015 à 19 ans, qui s'est rendue aux forces kurdes et souhaite rentrer aux Etats-Unis. Il s'est refusé à toute précision sur ce cas, citant des raisons de sécurité et de respect de la vie privée, mais il a réaffirmé que la politique des Etats-Unis était de rapatrier les djihadistes et de les juger.

Regrets

«Rapatrier les combattants étrangers dans leur pays d'origine, s'assurer qu'ils sont poursuivis et détenus, c'est la meilleure solution pour les empêcher de retourner sur le champ de bataille», a-t-il ajouté. «Nous considérons ces combattants comme une menace mondiale et nous souhaitons une coopération mondiale pour y remédier».

Dans un entretien publié dimanche par le quotidien britannique «The Guardian», la jeune femme qui a participé à la propagande de l'EI en appelant à «faire couler le sang américain», a exprimé des regrets sur ses actes passés. «J'ai réalisé que j'avais fait une grave erreur. Je sais que j'ai gâché mon avenir et celui de mon fils et je le regrette très profondément», a déclaré l'Américaine, qui dit avoir été mariée à trois combattants de l'EI --tous tués-- et avoir un fils de 18 mois.

Hassan Shibly, avocat de sa famille, a affirmé sur la chaîne ABC que la jeune femme, «jeune et vulnérable», avait subi un «lavage de cerveau» de la part de l'EI et qu'elle était aujourd'hui «absolument dégoûtée par la personne qu'elle est devenue». Elle veut «répondre de ses choix» et «se racheter» en dénonçant publiquement le jihadisme afin que d'autres jeunes ne soient pas endoctrinés, a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump a exhorté dimanche les Européens à reprendre leurs centaines de ressortissants détenus par l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) après avoir rejoint les rangs de l'EI, afin de les traduire en justice. Mais les pays européens concernés ont réagi avec tiédeur, craignant notamment une radicalisation dans les prisons où ils seront détenus à leur retour.

(AFP)

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