Passer au contenu principal

Equateur«Le cas de Julian Assange est un problème»

Lenin Moreno, président equatorien, affirme que l'asile accordé au fondateur de Wikileaks est un tracas majeur.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
Keystone
1 / 64

Le président équatorien, Lenin Moreno, a déclaré dimanche que l'asile accordé à Julian Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012 était un «problème hérité» qui constitue «plus qu'un tracas». «Nous espérons parvenir à court terme à un résultat positif sur ce point, qui, oui, nous cause plus qu'un tracas», a déclaré le chef de l'Etat lors d'une interview à trois chaînes de télévision locales.

M. Moreno a répété que l'Equateur souhaitait obtenir une médiation «de quelqu'un d'important» pour résoudre la question de la situation de Julian Assange, mais il n'a pas précisé qui pourrait à son avis s'impliquer dans une telle médiation.

Asile depuis 2012

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu'il niait, Julian Assange, un Australien actuellement âgé de 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres.

L'Equateur était alors présidé par Rafael Correa, grande figure de la gauche sud-américaine, qui a nargué Washington en donnant l'asile au fondateur de WikiLeaks. Le parquet suédois a depuis classé l'affaire d'accusation de viol. Mais M. Assange craint d'être arrêté s'il sort de l'ambassade d'Equateur puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

L'Equateur a annoncé le 11 janvier qu'il avait accordé en décembre à Julian Assange la nationalité équatorienne et que Quito avait demandé à Londres de lui reconnaître un statut diplomatique. Ce statut lui aurait permis de quitter l'ambassade sans être arrêté par la police britannique. Mais le Royaume-Uni a refusé d'accorder ce statut.

La police britannique a précisé qu'elle arrêterait M. Assange s'il sortait de l'ambassade parce qu'en 2012 il n'avait pas respecté les conditions de la liberté sous caution qui lui avait été octroyée.

Des regrets

Le président Moreno a regretté dimanche que Londres n'ait pas accepté la solution du statut diplomatique. «Ça aurait été un bon résultat. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme le ministère des Affaires étrangères l'a planifié, et actuellement le problème reste en l'état», a-t-il déclaré.

La ministre équatorienne des Affaires étrangères, Maria Fernanda Espinosa, a confirmé que l'Equateur maintiendrait l'asile accordé à Julian Assange par Rafael Correa, qui est actuellement devenu un ennemi politique de son ancien allié Lenin Moreno.

AFP

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.