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Bolsonaro critique le carnaval avec une vidéo choc

Dans un tweet, le président brésilien a publié une vidéo où l'on voit uriner un homme sur un autre individu pour dénoncer les dérives du carnaval.

Bolsonaro: «Je me sens mal à l'aise à l'idée de montrer ça (...)»  Le président brésilien a dénoncé les dérives du carnaval en postant sur son compte twitter une vidéo obscène. (6 mars 2019)
Bolsonaro: «Je me sens mal à l'aise à l'idée de montrer ça (...)» Le président brésilien a dénoncé les dérives du carnaval en postant sur son compte twitter une vidéo obscène. (6 mars 2019)
capture écran/twitter
Neymar, le footballeur du PSG, est apparu durant la nuit sur le Sambadrome. (Mardi 5 mars 2019)
Neymar, le footballeur du PSG, est apparu durant la nuit sur le Sambadrome. (Mardi 5 mars 2019)
AFP
Un artiste d'une école de danse de São Paulo lors de sa performance. (Samedi 2 mars 2019)
Un artiste d'une école de danse de São Paulo lors de sa performance. (Samedi 2 mars 2019)
AFP
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Le président brésilien Jair Bolsonaro a suscité une virulente polémique en diffusant sur Twitter une vidéo montrant un homme en train d'uriner sur un autre en pleine rue, afin de dénoncer les dérives d'un carnaval qui l'a notamment pris pour cible.

Cette vidéo obscène a été vue depuis mardi soir par 2,43 millions de personnes et trois hashtags dominaient Twitter mercredi, l'un réclamant la destitution du chef de l'Etat (#ImpeachmentBolsonaro), un autre prenant sa défense (#BolsonaroTemRazao, Bolsonaro a raison) et un troisième ironisant sur la situation (#goldenshowerpresident).

Sur cette vidéo de 40 secondes, qui selon les médias brésiliens a été réalisée lundi à Sao Paulo, trois hommes dansent sur le toit d'une station de taxi. L'un d'eux, en tenue sadomasochiste et les fesses nues, semble s'introduire un doigt dans l'anus. Il baisse ensuite la tête devant un autre homme qui urine sur ses cheveux et semble se faire un shampoing, sous les vivats d'une foule euphorique.

«Exposer la vérité»

«Je me sens mal à l'aise à l'idée de montrer ça, mais il faut que la vérité soit exposée pour que la population en prenne connaissance et puisse définir ses priorités», a affirmé le chef de l'Etat, dans un message accompagnant la vidéo. «C'est ce que sont devenus de nombreux groupes de carnaval de rue. Commentez et tirez vos conclusions», a ajouté le président d'extrême droite.

Le tweet de Jair Bolsonaro, apparu en plein carnaval sur son compte suivi par 3,46 millions d'internautes, était toujours accessible mercredi.

Ce même jour, le président a à nouveau tweeté sur le sujet, demandant : «qu'est-ce que c'est, un "golden shower" ?», qui en anglais désigne l'acte sexuel consistant à uriner sur son partenaire.

Des critiques

Certains détracteurs du chef de l'Etat critiquent notamment le fait qu'il ait mis en relief une scène isolée pour dénigrer le carnaval, qui est l'occasion d'une gigantesque fête populaire dans toutes les villes du Brésil. D'autres lui reprochent une posture considérée comme indigne de ses fonctions, pour avoir diffusé cette vidéo obscène sur un réseau social, la rendant visible par le plus grand nombre, y compris des mineurs.

Dans un communiqué publié mercredi soir, la présidence rappelle que cette publication a été faite depuis «le compte personnel» du président et qu'elle ne visait pas à «critiquer le carnaval de manière générale mais à montrer la distorsion» entre cette vidéo et l'esprit «du Roi Momo», monarque obèse et jovial qui symbolise «le ton détendu, ironique, la critique salutaire et la créativité de notre grande et démocratique fête populaire».

Au départ, cette vidéo était en accès libre, mais son accès a été restreint quelques heures plus tard.

«Bolsonaro, ma petite-fille de six ans a vu cette scène sur Twitter, tout comme des millions d'enfants dont les parents suivent votre compte. J'aimerais savoir comment le président de la République compte leur expliquer ce à quoi ils viennent d'assister», a dénoncé sur réseau social le journaliste renommé Fábio Pannunzio, de TV Bandeirantes.

Jair Bolsonaro, qui s'est fait élire notamment avec l'appui des églises néo-pentecôtistes, a été fortement critiqué tout au long du carnaval, y compris au cours de certains défilés des prestigieuses écoles de samba au sambodrome de Rio de Janeiro.

(ats)

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