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Christine Lagarde renvoyée devant la justice

La patronne du FMI Christine Lagarde est renvoyée devant la Cour de justice pour son rôle dans l'arbitrage controversé de l'affaire Tapie.

Christine Lagarde.
Christine Lagarde.
AFP

La patronne du FMI Christine Lagarde a été renvoyée en procès devant la Cour de justice de la République (CJR) pour son rôle, quand elle était ministre de l'Économie, dans l'arbitrage controversé à plus de 400 millions d'euros accordé à Bernard Tapie en 2008, a indiqué jeudi une source judiciaire.

Christine Lagarde avait été mise en examen pour négligence dans ce dossier. Le ministère public avait requis un non-lieu, mais la commission d'instruction n'a pas suivi ces réquisitions. Selon une source judiciaire, la CJR a ordonné que Mme Lagarde soit jugée pour négligence dans la gestion de fonds publics, un délit pour lequel elle avait été mise en examen à la fin de l'été 2014.

L'affaire remonte à 2008 quand un tribunal arbitral privé, validé par le ministère de l'Economie alors dirigé par Mme Lagarde, avait octroyé plus de 404 millions d'euros à Bernard Tapie.

Ce dernier estimait avoir été floué par la banque Crédit Lyonnais lors de la revente de l'entreprise Adidas en 1994.

Présumée innocente

Pour le ministre français des Finances, Michel Sapin, la directrice générale du FMI Christine Lagarde peut rester à son poste car «elle est présumée innocente», a-t-il déclaré ce jeudi à des journalistes à New York où il se trouvait pour une réunion des pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU sur le financement des djihadistes du groupe Etat islamique.

«Il n'y a aucune raison aujourd'hui de modifier en quoi que ce soit l'exercice de ses responsabilités», a-t-il affirmé. «La France en tant que membre du board (conseil d'administration) du FMI considère que Mme Lagarde a parfaitement les capacités de continuer à assumer ses responsabilités».

Interrogé sur l'éventualité que la France perde la direction du FMI en raison de cette affaire, il a rappelé «qu'il y aura un renouvellement des instances du FMI». «C'est à ce moment-là que la question se posera», a-t-il ajouté.

Il a refusé de commenter sur le fond la décision de la Cour de justice de la République (CJR). Cette cour, a-t-il estimé, «fait son travail, elle le fait jusqu'au bout et elle le fera jusqu'au bout sans qu'il y ait aucun commentaire d'un membre du gouvernement français sur ce travail».

(AFP)

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