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La CIA a ouvert une enquête

La CIA a ouvert une enquête à la suite de la démission de son directeur David Petraeus pour avoir entretenu une liaison extraconjugale, a déclaré un porte-parole de la CIA, Preston Golson.

La CIA a ouvert une enquête à la suite de la démission de son directeur.
La CIA a ouvert une enquête à la suite de la démission de son directeur.
AFP

Cette enquête de la CIA s'ajoute aux investigations déjà engagées par le FBI et l'inspection générale du Pentagone. Le scandale qui a coûté sa place au chef de la CIA David Petraeus n'a jamais présenté de «menace pour la sécurité nationale» et ne méritait pas d'être rapporté plus tôt au président Obama ni aux dirigeants du Congrès, a pour sa part déclaré le ministre américain de la Justice.

Répondant à une question sur cette affaire d'adultère qui éclabousse désormais la hiérarchie militaire, Eric Holder a souligné que l'enquête avait été conduite comme n'importe quelle «enquête pénale», de «manière impartiale».

«Nous suivons les procédures, nous ne rapportons pas les faits concernant les enquêtes en cours en dehors du ministère de la Justice, en dehors du FBI», a-t-il dit, à la fin d'une conférence de presse sur un autre sujet à La Nouvelle-Orléans.

Documents classifiés saisis

David Petraeus, général à la retraite, a démissionné vendredi de la tête de l'agence américaine du renseignement après avoir reconnu une liaison adultère avec sa biographe, Paula Broadwell. Ce scandale a pris de l'ampleur avec la mise en cause du général John Allen, commandant des forces de la coalition en Afghanistan.

La nomination de ce dernier au commandement suprême de l'OTAN a été suspendu par le président Obama après l'ouverture d'une enquête sur des courriels que le chef militaire aurait échangés avec une femme, amie du couple Petraeus. Des courriels qualifiés de «déplacés» et confinant au flirt, selon de hauts responsables du Pentagone.

Selon une source proche de l'enquête, qui a requis l'anonymat, des documents classifiés ont été saisis récemment dans la résidence de Paula Broadwell en Caroline du Nord (sud-est). Mais «rien dans ce qui a été trouvé ne compromettrait notre sécurité nationale, ou quelque chose à ce niveau», a indiqué cette source.

(ats/afp)

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