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Climat: Hollande et Merkel veulent un accord «ambitieux»

Les dirigeants allemand et français sont résolus à déployer tous les moyens pour parvenir à un accord sur le climat à la fin de cette année à Paris.

Angela Merkel et François Hollande parlent climat à Berlin. (19 mai 2015)
Angela Merkel et François Hollande parlent climat à Berlin. (19 mai 2015)
Keystone

Un sommet dans la capitale allemande destiné à préparer la conférence des Nations unies sur le climat se terminait ce mardi 19 mai.

La France et l'Allemagne «sont fermement résolues à déployer tous les efforts en vue de parvenir, à la fin de l'année à Paris, à un accord de l'ONU sur le climat qui soit ambitieux, global et contraignant», ont écrit les deux dirigeants dans une déclaration commune.

«Nous, les pays industrialisés, avons pendant des années très fortement contribué au réchauffement climatique», a souligné dans un discours la chancelière allemande, faisant de l'engagement de l'Union européenne sur ce sujet «un acte de justice». «Nous avons le devoir de réussir», a renchéri le président français, rappelant qu'il «reste peu de temps, très peu de temps» avant la conférence de Paris qui se réunira du 30 novembre au 11 décembre.

Le président français et la chancelière allemande s'exprimaient au deuxième jour du «dialogue de Petersberg», qui rassemble les représentants de 35 pays. Ils ont esquissé les contours d'un accord mondial sur le climat destiné à limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Selon eux, si la conférence climat de Paris (COP 21) aboutit, le texte devra inclure «un basculement radical des investissements sur des infrastructures et des technologies sobres en carbone et une utilisation des terres respectueuse du climat».

Il faudra également «renforcer la capacité, notamment des pays particulièrement vulnérables, à faire face et à s'adapter aux risques et aux dégâts inévitables dus au changement climatique», estiment M. Hollande et Mme Merkel.

Environ quarante contributions

Le dialogue de Petersberg, réunion informelle sur le climat initiée en 2010 par Angela Merkel après l'échec du sommet de Copenhague, en 2009, représente «une étape importante sur le chemin» du COP 21 à Paris, avait assuré lundi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

Selon Laurent Fabius, «un peu moins de 40 pays ont soumis leur contribution» pour la COP 21. «Il est essentiel que chacun, à commencer par les pays riches, les publie» avant la date limite du 30 octobre, avait-il souligné.

Présente lundi, la conseillère fédérale Doris Leuthard avait elle insisté sur deux éléments qui doivent être obtenus lors de la future conférence de Paris: le caractère contraignant du nouvel accord pour tous les Etats et un cadre durable qui permette d'atteindre par étapes l'objectif des 2 degrés.

Elle a également souligné que les moyens financiers doivent jouer un rôle important mais que les Etats ne doivent pas être seuls à contribuer. Les acteurs privés sont également centraux, selon elle.

(ats)

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