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Présidentielle américaineClinton accuse Trump d'«allégeance» à la Russie

Moscou est soupçonnée par des responsables démocrates d'avoir cherché à influencer la campagne américaine en faveur de Trump.

La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).
La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).
AFP
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).
AFP
Le sénateur Bernie Sanders a soutenu son ancienne rivale, Hillary Clinton, avant le début de la convention démocrate, à Philadelphie. (Lundi 25 juillet 2016)
Le sénateur Bernie Sanders a soutenu son ancienne rivale, Hillary Clinton, avant le début de la convention démocrate, à Philadelphie. (Lundi 25 juillet 2016)
AP Photo/Carolyn Kaster, Keystone
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Les rivaux à l'élection présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump, se sont écharpés dimanche à propos de l'influence supposée de la Russie sur la campagne électorale.

Des accusations de liens entre le milliardaire et Moscou et ses propos à l'emporte-pièce sur les musulmans alimentent ces derniers jours une polémique, depuis que Hillary Clinton et Donald Trump ont été investis par les conventions de leurs partis pour l'élection du 8 novembre.

L'ancienne chef de la diplomatie américaine sous le premier mandat de Barack Obama (2009-2013) a accusé dimanche son adversaire républicain d'avoir prêté «allégeance absolue aux objectifs de la politique étrangère russe».

Fuite de 20'000 messages de cadres du parti démocrate

Des propos de Donald Trump la semaine dernière sur la Russie et sur des emails de Hillary Clinton et de responsables démocrates - déclarations qu'il a qualifiées ensuite de «sarcastiques» - nourrissent un procès en incompétence.

Les démocrates ont même accusé le candidat républicain d'avoir encouragé «une puissance étrangère à espionner son opposant politique».

Moscou est soupçonnée à Washington d'avoir cherché à peser sur la campagne en faveur de Donald Trump en orchestrant une fuite de 20'000 messages de cadres du parti démocrate.

Ces courriels, publiés par WikiLeaks avant la convention démocrate, mettent au jour la méfiance et le mépris de démocrates à l'égard de Bernie Sanders, l'ancien concurrent de Hillary Clinton pour la primaire.

Trump accusé de faire l'éloge de Poutine

Sur Fox News, Hillary Clinton a jugé Donald Trump coupable d'avoir «encouragé les Russes à pirater les comptes emails» et de faire «l'éloge de manière très excessive du (président Vladimir) Poutine».

Elle s'est interrogée sur «l'influence russe sur notre élection». La semaine dernière, Barack Obama n'avait pas écarté cette possibilité. Le Kremlin avait catégoriquement démenti toute ingérence dans la politique américaine.

La polémique a en particulier porté dimanche sur la question de la Crimée, dont l'annexion par la Russie en 2014 à la suite d'un référendum non reconnu internationalement a entraîné une forte dégradation des relations entre Moscou et les Occidentaux.

La question de la Crimée

«Le peuple de Crimée, d'après ce que j'ai entendu, préfère être avec la Russie», a déclaré Donald Trump. Cette question de la reconnaissance ou de la non-reconnaissance de l'annexion a fait l'objet d'un échange pendant une interview du candidat républicain sur ABC.

Commentant des accusations occidentales selon lesquelles Vladimir Poutine pourrait menacer l'Ukraine, Donald Trump a déclaré: «Il ne va pas entrer en Ukraine, OK ? Vous pouvez être sûr de ça». «Eh bien, il y est déjà, non ?», a rétorqué l'interviewer. «Il y est, d'une certaine manière», a dit Donald Trump.

Un conseiller de Hillary Clinton pour la politique étrangère a jugé les propos de Donald Trump «effrayants». «Si Trump ne maîtrise pas les faits de base sur le monde, il maîtrise les éléments de langage de Poutine sur la Crimée», a déclaré ce conseiller, Jake Sullivan.

Trump pour une réconciliation avec Moscou

Lorsqu'elle pilotait la diplomatie américaine, Hillary Clinton avait mené le «Reset» («redémarrage») des relations Washington-Moscou. Mais les rapports entre les deux puissances s'étaient de nouveau dégradées par la suite.

John Kerry, l'actuel secrétaire d'Etat, milite depuis des mois pour coopérer avec les Russes sur la Syrie. Donald Trump, lui aussi, voudrait que les anciens ennemis de la Guerre froide se réconcilient.

Il s'est d'ailleurs vanté sur ABC que le président Poutine le «traite avec un grand respect». L'homme d'affaires a cependant déclaré n'avoir «jamais rencontré» le chef de l'Etat russe.

Mais «si notre pays s'entendait bien avec la Russie, ce serait une bonne chose», a-t-il dit, évoquant en particulier la lutte contre le groupe Etat islamique.

AFP

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