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Guerre en SyrieUne école, qui abritait des familles, bombardée

Plus de 40 civils ont été tués en 48 heures dans des raids aériens de la coalition.

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)
Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)
AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)
Keystone
AFP
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Plus de 40 civils ont été tués en 48 heures en Syrie dans des raids aériens probablement menés par la coalition dirigée par les Etats-Unis, dont les troupes participent à une opération antijihadistes dans le nord du pays.

Mardi, 33 civils ont péri dans une frappe sur une école servant de centre pour les déplacés au sud d'Al-Mansoura, ville tenue aussi par l'EI et située dans la province de Raqa, a déclaré l'OSDH, en accusant également la coalition.

Le même jour, les Etats-Unis ont utilisé des hélicoptères d'attaque et de transport de troupes et de l'artillerie pour soutenir une offensive de l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur le barrage de Tabqa, selon le Pentagone. Le colonel Joseph E. Scrocca, porte-parole militaire américain, a reconnu que la coalition avait mené des frappes «dans cette zone» d'Al-Mansoura, et qu'elle enquêtait sur les informations parlant de victimes civiles.

Une boulangerie et plusieurs magasins visés

Mercredi, c'est dans la province septentrionale de Raqa, contrôlée en majorité par l'EI, que huit civils ont été tués mercredi dans des raids de la coalition, a affirmé une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). «Les frappes ont touché une boulangerie et d'autres magasins proches dans la ville de Tabqa», contrôlée par l'EI, selon l'OSDH.

Ces frappes sont survenues avant le début jeudi d'un nouveau round de pourparlers intersyriens sous l'égide de l'ONU à Genève (Suisse), qui suscite peu d'espoirs de règlement d'un conflit dévastateur qui a fait plus de 320.000 morts en six ans.

Mercredi s'est également tenue à Washington une réunion des pays de la coalition luttant contre le groupe djihadiste, Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, devant laquelle le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a promis l'éradication de cette «force mondiale du mal» et l'élimination prochaine de son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Dans leur déclaration finale, les 68 membres de la coalition se sont dits «unis dans (leur) détermination à éliminer cette menace planétaire».

Des combattants alliés héliportés par les Américains

Sur le terrain, les membres des Forces démocratiques syriennes ont été héliportés avec l'objectif d'attaquer le barrage de Tabqa par le sud. «C'est la première fois» que les forces américaines héliportent ainsi des combattants alliés derrière les lignes djihadistes en Syrie, selon le porte-parole.

Selon un commandant des FDS, le site où les combattants ont été héliportés se situe «à 15 km à l'ouest de Tabqa». Cette ville représente une importante ligne de défense pour l'EI, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Raqa, capitale de facto de l'EI et objectif ultime des Américains et leurs alliés.

Sur un autre front, des combats continuent d'opposer les rebelles et leurs alliés djihadistes de Fateh al-Cham aux forces du régime pour le quatrième jour consécutif dans l'est de Damas. Les affrontements, entre les quartiers de Jobar (est) et Qaboun (nord-est), sont les plus violents à Damas depuis deux ans. Le bruit des bombardements de l'armée et la pluie de roquettes tirées par les rebelles sur les quartiers résidentiels résonne dans l'est de Damas, à moins de 10 km du centre-ville.

Des négociations sans grand espoir

Selon l'OSDH, «la rébellion veut faire la jonction entre les quartiers de Jobar et de Qaboun», l'un qu'elle contrôle à moitié, et l'autre où elle est présente en majorité. Dans le centre du pays, d'autres groupes rebelles progressaient dans la province de Hama à la faveur d'une nouvelle offensive contre le régime.

L'ONG Save the Children a affirmé qu'au moins 10'000 personnes avaient été forcées de fuir leur foyer de la région de Hama, en s'alarmant de l'intensification des attaques contre les écoles et les civils. «Il y a des développements sur le terrain qui soulèvent des inquiétudes», a déclaré l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, à la veille des négociations de Genève.

Les analystes sont pessimistes sur le résultat de cette cinquième session. L'opposition réclame le départ du président syrien Bachar el-Assad, que Damas refuse. Le gouvernement syrien veut discuter en priorité de la «lutte contre le terrorisme», ce qui pour le pouvoir désigne tous ses adversaires.

AFP

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