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Ex-chef de l'ETA arrêté«Cette personne a commis des crimes graves»

Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé sur l'arrestation en France de l'ex-chef de l'ETA Josu Ternera.

Le président français Emmanuel Macron a estimé vendredi que «la réconciliation politique ne vaut pas amnistie», après l'arrestation la veille en France de Josu Ternera, l'un des plus influents chefs de l'organisation séparatiste basque ETA.

«Il ne m'appartient en tout cas pas de décider de quelque amnistie que ce soit pour les Espagnols», a déclaré M. Macron, interrogé sur l'arrestation à Sallanches, dans l'est de la France, de Josu Ternera, 68 ans, condamné en France et également recherché par la justice espagnole.

De son vrai nom Jose Antonio Urrutikoetxea Bengoetxea, l'ancien numéro un de l'organisation dissoute l'année dernière a été, tour à tour, l'inspirateur d'une stratégie d'attentats meurtriers puis le promoteur de négociations de paix avec l'Etat espagnol, avant d'être écarté de la direction du groupe.

Josu Ternera «a commis des crimes graves et une peine de prison a été prononcée. La police française dans le cadre des coopérations qui sont les siennes avec la police et le système judiciaire espagnol, n'a pas à rejuger ces crimes ou à apprécier de ces derniers», a également déclaré le président français.

Dans la clandestinité depuis 2002

L'arrestation est intervenue en exécution d'un mandat d'arrêt français émis après sa condamnation par défaut, en 2017 à Paris, à huit ans de prison pour «participation à une association de malfaiteurs terroriste». M. Ternera a été transféré vendredi au parquet de Paris et doit être présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) qui doit statuer sur son éventuel incarcération.

Etant donné que la condamnation en 2017 a été prononcée en son absence, Josu Ternera a la possibilité de demander à être jugé à nouveau. Sinon, la peine sera exécutée.

L'ex chef historique de l'ETA était passé dans la clandestinité en 2002 pour échapper aux poursuites pour son rôle dans un attentat contre une caserne de la Garde civile à Saragosse, dans le nord de l'Espagne, qui avait fait 11 morts dont cinq enfants en 1987.

Selon l'Audience nationale, haut tribunal basé à Madrid, il est également recherché pour son implication présumée dans l'assassinat, en 1980, d'un cadre du groupe Michelin en Espagne.

AFP

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