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Campagne de la présidentielleComparé à celui de 2008, le discours d'Obama a déçu

Prononcé vendredi en clôture de la convention démocrate, le discours du président Barack Obama a déçu les observateurs. Sa femme Michelle, Bill Clinton et Joe Biden ont, en revanche, davantage convaincu.

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AFP
La famille Obama au complet.
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La première dame Michelle Obama a captivé, l'ancien président Bill Clinton a enthousiasmé et le vice-président Joe Biden a ému.

Mais, au dernier jour de la convention démocrate, le discours du président Barack Obama a déçu, estimaient vendredi les médias américains.

Bien au-delà du camp républicain, qui multiplie depuis plusieurs mois les attaques contre le président sortant et son bilan, nombre d'observateurs soulignaient le contraste avec la performance du candidat de 2008 dont les discours avaient marqué les esprits, aux Etats-Unis et au-delà.

Joe Klein, spécialiste politique pour le magazine «Time», juge que la performance de Barack Obama a été meilleure que celle de son rival Mitt Romney, dont le manque de charisme a une nouvelle été remarqué lors de la convention républicaine à Tampa, en Floride.

Mais, se faisant l'écho de nombreux commentateurs, il déplore l'absence de nouvelle vision ou de nouvelles propositions au-delà d'un appel à la patience (»Il nous faudra davantage que quelques années pour résoudre des problèmes qui se sont accumulés depuis des décennies»).

«Il a reconnu des erreurs. Mais il n'est pas allé jusqu'au bout. Le discours m'a déçu et je ne sais pas exactement pourquoi. Peut- être était-ce l'absence d'éléments concrets», écrit-il. «Je m'attendais à ce qu'il dise: voilà ce qui a fonctionné, voilà ce sur quoi nous devons progresser, voilà les points sur lesquels nous devons faire différemment et voilà ce que j'espère pouvoir faire».

Sur la défensive

«Obama pense visiblement qu'il est en tête et doit simplement éviter de faire des erreurs», souligne Michael Tomasky, journaliste politique du site Daily Beast et du quotidien britannique «The Guardian». «Mais quand une équipe de football fait ce choix, il se révèle souvent catastrophique et l'équipe finit par perdre».

Sur le site du mensuel «The Atlantic», Molly Ball juge que le président sortant est resté sur la défensive avec un discours «plat». «Le président, grand orateur capable de retourner les foules en général et les conventions politiques en particulier, a offert du réchauffé», lâche-t-elle, reconnaissant que les attentes était très fortes.

Lors de la convention démocrate de 2004 à Boston, qui avait adoubé John Kerry face à George W. Bush, Barack Obama avait fait une irruption remarquée sur la scène nationale, en défendant une approche consensuelle de la politique qui avait séduit. Quatre ans plus tard, au terme d'une ascension météorique, il s'installait à 47 ans à la Maison-Blanche.

ats

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