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SyrieLe Conseil de sécurité se réunira sur Idleb

Vendredi se tiendra une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie, présidé par les Etats-Unis.

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)
AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)
AFP
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec».
Keystone
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Les Etats-Unis organiseront vendredi une réunion du Conseil de sécurité sur la situation à Idleb, a annoncé mardi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, tout en semblant accepter une offensive du régime syrien sous condition qu'elle se produise avec un armement conventionnel.

«S'ils veulent continuer à reprendre le contrôle de la Syrie, ils peuvent le faire mais ils ne peuvent pas le faire avec des armes chimiques», a déclaré lors d'une conférence de presse Nikki Haley, en présentant la présidence américaine du Conseil de sécurité pour le mois de septembre.

Par cette déclaration, la représentante américaine a semblé donner un feu vert à une offensive du régime syrien sur Idleb, qui semble imminente, sous condition qu'elle ne s'effectue pas au moyen d'armes chimiques.

La question d'«Idleb est sérieuse», a-t-elle ajouté, en précisant qu'une majorité des quinze membres du Conseil de sécurité étaient en faveur d'une telle réunion vendredi. Elle devrait se tenir à 13H30 GMT ou à 14H00 GMT, a-t-elle indiqué.

Nikki Haley a rappelé les récents avertissements du président américain Donald Trump sur un éventuel recours à l'arme chimique par le régime syrien pour reprendre le contrôle de la province d'Idleb.

«Soyons clairs, notre position, ferme, reste inchangée: si le président Bachar el-Assad décide d'utiliser une nouvelle fois des armes chimiques, les Etats-Unis et leurs alliés répondront rapidement et de façon appropriée», avait indiqué plus tôt la Maison Blanche dans un communiqué.

«Le président dit à l'Iran, à la Russie et (au président syrien Bachar al-) Assad de ne pas attaquer. Ne laissez pas une attaque chimique se dérouler contre la population d'Idleb», a ajouté Nikki Haley, faisant référence aux propos de M. Trump. «Ils ne peuvent intervenir avec des armes chimiques», a-t-elle martelé. «Si des armes chimiques sont utilisées, les Etats-Unis répondront», a-t-elle prévenu.

Idleb est le dernier bastion rebelle syrien. Le régime Assad cherche à le reconquérir après avoir chassé rebelles et djihadistes de plusieurs autres grands fiefs qu'ils contrôlaient en Syrie.

Selon l'ONU, une offensive contre la province d'Idleb, où vivent quelque 2,9 millions de personnes, pourrait faire jusqu'à 800'000 déplacés et provoquer «une catastrophe humanitaire». Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 avec la répression par le régime de manifestations pro-démocratie, a déjà fait plus de 350'000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

AFP

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