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PyongyangLa Corée du Nord veut des contre-mesures militaires

Kim Jong Un a appelé à prendre des mesures visant à rebâtir l'économie et devrait préciser «la nouvelle voie» qu'empruntera le pays.

Pyongyang a adressé un ultimatum à Washington, lui donnant jusqu'à la fin de l'année pour lever les sanctions économiques.
Pyongyang a adressé un ultimatum à Washington, lui donnant jusqu'à la fin de l'année pour lever les sanctions économiques.
Keystone

Kim Jong Un a appelé à des «contre-mesures diplomatiques et militaires», ont annoncé mardi les médias officiels à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum fixé à Washington. Il entend «préserver fermement la souveraineté et la sécurité» de la Corée du Nord.

Ces déclarations ont été prononcées lundi lors d'une session plénière du Parti des Travailleurs (au pouvoir). Elles interviennent à quelques heures de l'allocution de Kim Jong Un pour le Nouvel An lors de laquelle il pourrait préciser «la nouvelle voie» qu'il entend emprunter une fois cet ultimatum expiré.

Dans un discours de plusieurs heures, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, le dirigeant nord-coréen a appelé à prendre des mesures visant à rebâtir l'économie et des «contre-mesures diplomatiques et militaires pour préserver fermement la souveraineté et la sécurité» de cette nation isolée.

Cette réunion du parti, qui s'est ouverte samedi à Pyongyang, va continuer à passer en revue un «document important», a précisé KCNA sans en préciser la teneur.

Impasse

Après un rapprochement spectaculaire en 2018, les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de Hanoï en février entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump.

Les deux pays n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.

Pyongyang a adressé un ultimatum à Washington, lui donnant jusqu'à la fin de l'année pour changer d'approche. Les rumeurs ont récemment enflé sur un éventuel abandon par Pyongyang du moratoire sur les essais de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) qui mettraient à sa portée le territoire continental des Etats-Unis bien que sa menace de «cadeau de Noël» à Washington semble être tombée à l'eau.

«Fenêtre de tir»

Le Nord pourrait considérer la période précédant les élections législatives d'avril prochain en Corée du Sud comme «une fenêtre de tir permettant de rechercher un maximum d'avantages pour un minimum de concessions» et pour exacerber les tensions, a expliqué Leif-Eric Easley, professeur à l'université Ewha de Séoul.

«Mais Kim Jong Un ne veut pas prendre le risque d'un conflit avec les Etats-Unis ou de perdre le soutien de la Chine en raison de provocations excessives», a-t-il affirmé à l'AFP. «Donc Pyongyang risque de prolonger l'impasse diplomatique jusqu'à ce que l'on sache si la prochaine administration américaine sera dirigée par Donald Trump ou quelqu'un d'autre», selon lui.

ats

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