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Crash en UkraineVol MH17 abattu: la Russie ne veut pas de tribunal

La Russie s'oppose à la création d'un tribunal international pour juger les responsables du crash du Boeing malaisien et propose un contre-projet de résolution à l'ONU.

Keystone

La Russie a annoncé lundi qu'elle avait présenté une contre-proposition à ses partenaires du Conseil de sécurité qui souhaitent la création d'un tribunal spécial pour juger les responsables du crash du Boeing malaisien abattu il y a un an dans l'est de l'Ukraine.

L'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a réaffirmé devant des journalistes l'opposition de son pays à un tel tribunal international mandaté par l'ONU. Celui-ci est réclamé notamment par la Malaisie, les Pays-Bas et le Royaume-uni, qui ont fait circuler un projet de résolution en ce sens.

La Russie opposée à un tribunal international

«Nous pensons que ce n'est pas dans la charte de l'ONU, que le Conseil de sécurité n'est pas supposé traiter de tels sujets», a expliqué M. Tchourkine.

Mais la Russie, a-t-il ajouté, «a soumis son propre projet de texte et convoqué des consultations» au Conseil qui se tiendront lundi après-midi à huis-clos. M. Tchourkine n'a pas donné de détails sur le projet russe, se contentant de dire qu'il s'agissait d'une «suggestion différente».

Le président Vladimir Poutine avait jugé la semaine dernière que la création d'un tribunal spécial serait «contre-productive».

Selon un diplomate du Conseil, les partisans d'un tel tribunal ont la ferme intention de soumettre leur projet de résolution au vote du Conseil «en milieu de semaine prochaine». Mais la Russie dispose d'un droit de veto et peut donc bloquer cette initiative.

Coupables toujours inconnus

Le vol MH17 de Malaysia Airlines avait été abattu dans l'est de l'Ukraine le 17 juillet 2014, tuant ses 298 passagers et membres d'équipage, dont une majorité de passagers néerlandais.

Kiev et les Occidentaux soupçonnent les séparatistes pro-russes d'avoir utilisé un missile sol-air Bouk, fourni par la Russie, pour abattre l'appareil civil.

Moscou a toujours catégoriquement démenti toute implication dans cet incident et a pointé du doigt les militaires ukrainiens.

Peu après le crash, le Conseil de sécurité avait adopté la résolution 2166, demandant que les responsables de cette catastrophe aérienne «rendent des comptes».

AFP

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