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Credit Suisse paie 76 millions aux Etats-Unis

Credit Suisse a admis avoir embauché et promu des candidats proposés par des responsables d'entreprises d'Etat chinoises.

L'enquête avait été ouverte dans le cadre d'accusations de népotisme.
L'enquête avait été ouverte dans le cadre d'accusations de népotisme.
Keystone

La banque Crédit Suisse va payer 77 millions de dollars (76 millions de francs) aux Etats-Unis pour régler des enquêtes sur des cas de népotisme en Chine, a-t-on indiqué de source judiciaire jeudi.

L'enquête avait été ouverte dans le cadre d'accusations de népotisme portées contre plusieurs banques occidentales opérant en Chine et qui ont embauché à partir des années 2000 des «princes héritiers» («princelings») chinois dans le but d'obtenir des contrats ou de s'assurer les connexions indispensables pour prospérer sur le marché chinois.

JPMorgan Chase avait dû payer en novembre 2016 264 millions de dollars dans le cadre d'accusations similaires. «Echanger des propositions d'embauche concernant des personnes sous-qualifiées contre des contrats juteux est un exemple parfait de népotisme», a affirmé William Sweeney, Numéro Deux de l'antenne de New York du FBI, cité dans un communiqué.

En échange des contrats

L'enquête avait été ouverte aux Etats-Unis en vertu de la loi FCPA qui permet de poursuivre pour corruption toute personne, entreprise ou institution ayant une présence aux Etats-Unis pour des faits de corruption même si ceux-ci n'ont pas été commis sur le territoire américain.

Selon les enquêteurs, Credit Suisse a admis avoir entre 2007 et 2013 embauché par l'intermédiaire de sa branche à Hong Kong, et ensuite promu, des candidats proposés par des responsables d'entreprises d'Etat chinoises. La banque a ensuite obtenu en échange des contrats.

Candidats sous-qualifiés

Des courriels internes révélés dans le cadre de l'enquête ont montré que des responsables de la banque eux-mêmes jugeaient les candidats sous-qualifiés et que de les embaucher serait «sans valeur» s'il n'y avait pas «des contrats à la clé».

L'amende se décompose en 47 millions de dollars versés au ministère de la Justice et quelque 30 millions de dollars au gendarme boursier américain (SEC).

(AFP)

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