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CaraïbesLa crise en Haïti a déjà fait 42 morts

Les manifestations contre le président qui ont lieu en Haïti depuis la mi-septembre ont causé la mort d'au moins 42 personnes, a annoncé vendredi l'ONU.

Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)
Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)
AFP
Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)
Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)
AFP
Un fort taux d'abstention est attendu à l'élection de dimanche. (photo d'illustration, Port-au-Prince, Haiti, 22 octobre 2015)
Un fort taux d'abstention est attendu à l'élection de dimanche. (photo d'illustration, Port-au-Prince, Haiti, 22 octobre 2015)
AFP
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Au moins 42 personnes sont mortes et 86 autres blessées depuis la mi-septembre en Haïti, un pays secoué par une nouvelle vague de protestation populaire contre le président, a annoncé vendredi l'ONU, appelant à un «dialogue» entre Haïtiens.

Selon les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, «les forces de sécurité sont responsables de 19 morts, les autres ayant été tués par des individus armés ou des auteurs (d'attaques) inconnus», a expliqué une porte-parole, Marta Hurtado, au cours d'un point de presse à Genève.

Au total, «au moins 42 personnes sont mortes et 86 ont été blessées lors de l'escalade des tensions depuis le début de la dernière vague de manifestations, le 15 septembre, selon des informations vérifiées par notre bureau», a-t-elle relevé. La grande majorité d'entre elles ont été blessées par balle.

Colère contre le président

La colère populaire contre le président Jovenel Moïse, décrié par ses opposants les plus radicaux depuis son arrivée au pouvoir en février 2017, s'est accentuée fin août à la suite d'une pénurie de carburants généralisée en Haïti.

Des barricades sont régulièrement dressées sur les principaux axes routiers et des manifestations organisées, empêchant le fonctionnement régulier des écoles, des hôpitaux, des établissements commerciaux et des administrations.

Certains manifestants exigent également de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Au moins un journaliste a été tué et neuf autres ont été blessés, selon l'ONU. «Nous exhortons tous les acteurs (de ces violences, ndlr) à s'abstenir de cibler les journalistes et à respecter la liberté des médias», a relevé Mme Hurtado.

«Profondément préoccupé»

Dans un communiqué, le Haut-Commissariat se dit «profondément préoccupé par la crise prolongée» sur cette partie occidentale de l'île d'Hispaniola et sur «la capacité des Haïtiens à exercer leurs droits fondamentaux en matière de soins de santé, d'alimentation, d'éducation et autres».

Le Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la mi-octobre à 15 ans d'opérations de paix en Haïti, auxquelles va succéder une simple mission politique.

Début octobre, les détracteurs du président ont rejeté l'appel au dialogue. «Il est très difficile d'établir un dialogue entre les différents acteurs (de la crise actuelle, ndlr), mais c'est bien sûr ce que demande l'ONU, afin de permettre à chacun de s'exprimer de façon pacifique», a noté la porte-parole.

AFP

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